YBA HĂ©ritage A 100

YBA HĂ©ritage A 100

Conception : France
RĂ©alisation : Chine
Amplificateur intégré à transistors
Puissance sous 8 ohms : 2 x 100 watts
Puissance sous 4 ohms : 2 x 150 watts
Rapport signal / bruit : -95 dB
Distorsion Harmonique : 0,04%
Bande passante : 20 Hz – 20 kHz ± 0,5 dB

5 entrées haut niveau RCA
1 entrée haut niveau XLR
1 sortie amplificateur externe

 

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L’analyse et l’Ă©coute des produits YBA de la nouvelle gĂ©nĂ©ration se poursuivent. Après l’amplificateur Passion IA 350, le lecteur Passion CD 430, le couple Genesis PR5 & A6, le lecteur Genesis CD 4, et le lecteur HĂ©ritage CD 100, il m’a paru opportun de jeter un coup d’oeil – et mĂŞme plus – sur l’amplificateur intĂ©grĂ© HĂ©ritage A 100 qui m’intriguait bigrement. Tout comme pour le lecteur HĂ©ritage CD 100, ma curiositĂ© a Ă©tĂ© aiguisĂ©e par la dĂ©nomination “HĂ©ritage“. De quoi cet amplificateur peut-il bien ĂŞtre l’hĂ©ritier ?  Serait-il l’hĂ©ritier du cĂ©lèbre modèle IntĂ©grĂ© Classic DT de l’ancienne gĂ©nĂ©ration ? ou bien faut-il chercher ailleurs ?
Ce qui est certain est que le A100 hĂ©rite du savoir faire de son concepteur. Il reprend en outre une esthĂ©tique connue depuis longtemps au travers de la gamme Passion. Mais pour le reste, il me semble que cet amplificateur serait davantage l’hĂ©ritier du modèle Complete qui constituait le cĹ“ur de la dĂ©funte gamme Audio Refinement (conçue par YBA et rĂ©alisĂ©e en Chine).

Sur le plan esthĂ©tique, l’A 100 se singularise par une face avant des plus sobre qui soit. La façade en aluminium brossĂ© d’un centimètre d’Ă©paisseur rassemble deux uniques molettes de fonctions : le potentiomètre de volume numĂ©rique et le sĂ©lecteur pour six sources exclusivement analogiques. Ces deux boutons sont, eux aussi, taillĂ©s dans l’aluminium. Ces fonctions sont relayĂ©es par la tĂ©lĂ©commande commune aux autres produits de la sĂ©rie HERITAGE. Pour Ă©gayer cette façade, au milieu de celle-ci, un oeil renseigne le propriĂ©taire de l’A 100 sur la source sĂ©lectionnĂ©e et le niveau de volume requis via un afficheur de couleur orange, dont l’intensitĂ© peut ĂŞtre rĂ©glĂ© par la tĂ©lĂ©commande jusqu’Ă  extinction.

Au chapitre des possibilitĂ©s d’exploitation, j’ai regrettĂ© l’absence d’une sortie Ligne fixe qui aurait permis l’ajout d’un amplificateur pour casque d’Ă©coute et / ou la connexion d’un enregistreur analogique, et Ă©ventuellement un rĂ©glage de balance parfois bien pratique.

Toute l’Ă©lectronique prend place sur une plaque Ă©paisse qui repose sur les traditionnels trois pieds dont la conception et la finalitĂ© sont similaires Ă  celles des autres rĂ©fĂ©rences YBA actuelles. Les deux pieds arrière sont des isolants tandis que l’unique pied « dur » Ă  l’avant joue le rĂ´le de terre mĂ©canique, dont l’efficacitĂ© a Ă©tĂ© largement vĂ©rifiĂ©e. Le “couvercle” en U est entièrement en aluminium Ă©pais. Il a Ă©tĂ© ajourĂ© sur le dessus pour Ă©vacuer efficacement les calories excĂ©dentaires. Rassurez vous, l’A100 chauffe peu. Ce couvercle contribue Ă©galement Ă  rigidifier la structure et Ă  protĂ©ger l’Ă©lectronique contre toutes formes de pollutions Ă©lectroniques ou Ă©lectromagnĂ©tiques extĂ©rieures. Tout cela respire le sĂ©rieux et traduit un attachement Ă  la construction et la finition soignĂ©es.

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Trois cartes entièrement sĂ©parĂ©es se chargent des diffĂ©rentes fonctions : la première cachĂ©e derrière la face avant prend en charge les fonctions et l’afficheur, la seconde au dos de l’appareil et placĂ©e derrière le radiateur de refroidissement regroupe les relais de commutation des entrĂ©es exclusivement haut niveau. La carte principale est naturellement dĂ©diĂ©e Ă  l’alimentation et aux circuits audio.

Contrairement aux rĂ©fĂ©rences GENESIS, PASSION, et SIGNATURE, les composants Ă©lectroniques retenus ne sont pas d’origine française rĂ©alisĂ©s sur cahier des charges YBA. Ceci ne constitue nullement un handicap, et on comprend aisĂ©ment ce choix pour des raisons Ă©videntes de coĂ»ts de revient. De mĂŞme que contrairement Ă  la tradition YBA, le transformateur n’est pas un modèle Ă  double C Ă  grains orientĂ©s. YBA a choisi d’implanter un transformateur torique d’une valeur de 320 volts ampères. Il est estampillĂ© YBA, ce qui laisse supposer qu’il a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© sur cahier des charges. Ce transformateur est accompagnĂ© par quatre condensateurs d’origine Nichicon de la sĂ©rie Gold Tune d’une valeur unitaire de 10.000 microfarads.

Les plus attentifs reconnaĂ®tront l’une des astuces du concepteur : chaque condensateur reçoit Ă  son sommet une pastille anti-vibratoire. Cette optimisation qui montre le soin portĂ© Ă  chaque dĂ©tail afin de rĂ©duire au minimum toute forme de pollution d’origine mĂ©canique.

La stabilitĂ© en courant et la puissance annoncĂ©es de 2 x 100 watts sous 8 ohms sont largement garanties. La rĂ©serve en courant autorise d’associer sans difficultĂ©s Ă  cet amplificateur des enceintes de moyen Ă  faible rendement .

BoulonnĂ©s directement sur le gros radiateur de refroidissement, huit transistors de puissance en mode double push-pull d’origine Sanken fonctionnent en Classe dite Alpha (brevet YBA).

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La face arrière reçoit les fiches de connexions pour les six sources haut niveau : cinq au standard RCA, et une au standard XLR. En complĂ©ment, YBA a implantĂ© une sortie Ă  niveau variable pour un bloc de puissance – non disponible dans la gamme HERITAGE.
A titre personnel, je regrette un peu qu’YBA n’ait pas montĂ© ses connecteurs de haut de gamme comme cela fut le cas avec les modèles IntĂ©grĂ© Classic, Initial, et Audio Refinement Complète.
En revanche, le “rĂ©alisateur” du produit ne s’est pas privĂ© d’implanter de très beaux connecteurs HP : ils peuvent recevoir le fil nu, les fourches, et fiches bananes. Ils sont recouverts par un capuchon en plastique qui peut s’enlever facilement. LimitĂ©es Ă  quatre, ces connecteurs n’autorisent pas le bi-câblage.

Enfin, la prise IEC comporte une pastille de couleur rouge qui nous indique la phase secteur et fera gagner un temps prĂ©cieux au propriĂ©taire pressĂ© pour mettre en “action” rapidement cet amplificateur. Dans le mĂŞme esprit, la mise sous tension gĂ©nĂ©rale s’effectue par un interrupteur placĂ© Ă  portĂ©e de main sous la façade avant, en lieu et place de celui placĂ© autrefois en face arrière. C’est un dĂ©tail, mais il compte !

Ecoute et impressions  :

Les tests d’écoutes ont été effectués avec à domicile avec le matériel suivant : lecteur YBA CD Classic PLayer, enceintes acoustiques PEL KANTOR, câbles de modulation ESPRIT Beta, YBA Glass et HP ESPRIT Aura et YBA Diamond.

Quelques essais ont Ă©tĂ© effectuĂ©s en “mode vinyle” avec la platine REGA RP8 et une cellule MM REGA Elys2, et le nouveau prĂ©amplificateur ETALON SupraFono.

Pour l’alimentation secteur : barrette FURUTECH F-TP 615, câble secteur G-314Ag-18E et prise murale FT-SWS-G de la même marque.

Je remercie l’importateur JFF Diffusion de m’avoir fait bĂ©nĂ©ficier de cet amplificateur pour une durĂ©e de six semaines afin de pouvoir rĂ©aliser ce test d’écoute et vous faire partager mes impressions au travers ce banc d’essai.

CD et disques vinyles utilisĂ©s : Concertos Brandebourgeois N° 1,2,3 de Jean-SĂ©bastien Bach par Trevor Pinnock – Collaboration par le Modern Jazz Quartet with Laurindo Elmeida – Dance into Eternity par Omar Faruk Tekbilek – Double Jeux par Laurent Korcia – Requiem de Mozart – direction Herbert von Karajan – Marquises de Jacques Brel (CD et vinyle) – Porgy And Bess de Gershwin : suite orchestrale par Frank Chacksfield (CD et vinyle) – Bach’s Music par Richard Galliano – Suite symphonique “Lieutenant KuĂ©” : Romance et noces de KuĂ© de Serge Prokofiev dirigĂ©e par Yuri Simonov, etc….

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1° Prise de contact – Impressions d’ensemble – musicalitĂ©

Après une mise sous tension de plusieurs heures (recommandĂ©e) et une stabilisation de l’Ă©lectronique, cet amplificateur intĂ©grĂ© s’est fixĂ© comme unique objectif de vous inviter Ă  dĂ©guster la musique. Le premier tour d’horizon nous indique que l’A100 ne rechigne pas devant des styles musicaux Ă©clectiques. A ce titre, j’ai admirĂ© son aisance Ă  s’adapter sans caricatures, sans dĂ©formations, Ă  un vaste rĂ©pertoire de musiques qui vont du baroque au jazz, en passant par le “classique” et la “musique pop”. Le A100 ne sort pas forcĂ©ment des sentiers battus, mais fait le travail sans concession.

A mon avis, il constitue un beau compromis entre l’Audio Refinement Complete et le mythique IntĂ©grĂ© Classic DT ou feu son frère cadet Initial. Par rapport au premier, et si mes souvenirs sont exacts, l’A100 va bien plus loin sur de nombreux paramètres. Par rapport au second, (lĂ , mes souvenirs sont intacts), cet amplificateur montre des diffĂ©rences. Ne me demandez d’Ă©numĂ©rer ces diffĂ©rences; vu l’attachement que je porte Ă  l’IntĂ©grĂ© Classic DT, je manquerais d’objectivitĂ©.

Dans les grandes ligne, cet amplificateur a un tempĂ©rament musical montrant une forme de douceur, traduisant l’attachement que porte son concepteur Ă  la restitution analogique – ce qui est Ă  mon sens plutĂ´t positif. Pour ĂŞtre plus prĂ©cis, l’A100 n’a pas cette fâcheuse tendance Ă  ”intellectualiser” la musicalitĂ© comme peuvent le faire certaines Ă©lectroniques fonctionnant en Classe D très “tendance” en ce moment. Non, l’A100 cherche plutĂ´t Ă  aller immĂ©diatement Ă  l’essentiel et procurer Ă  son propriĂ©taire une musicalitĂ© riche et dĂ©pourvue de caricatures. Sa puissance consĂ©quente et sa rĂ©serve en courant autoriseront de lui associer des enceintes acoustiques de sensibilitĂ© moyenne, voir faible, sans problèmes.

• Couleur des timbres et transparence

L’amplificateur intĂ©grĂ© HERITAGE propose une palette de couleurs tonales Ă©tendue – une constante chez YBA. Vous ne vous ennuierez jamais avec cet amplificateur car sa bande passante subjective permet d’aller tutoyer les frĂ©quences “nĂ©cessaires” lorsque cela est nĂ©cessaire.

Ses registres mĂ©dium et aigu sont complĂ©mentaires et sont ordonnancĂ©s de façon Ă  analyser le message sonore sans forcer le trait en prĂ©servant une belle douceur gĂ©nĂ©rale : on pourra alors parler d’onctuositĂ©. Le lien entre chaque note, chaque phrase musicale tisse assurĂ©ment une trame musicale dĂ©pourvue “d’accidents”, de creux, de bosses. Ce lien s’associent alors Ă  cette  fluiditĂ© chère Ă  YBA qui autorise la musique Ă  s’Ă©couler sans contraintes et n’occasionne aucun stress pour l’auditeur.
Le dĂ©tourage des instruments et des voix est rĂ©alisĂ© de manière Ă  ne laisser subsister aucune forme de bavure qui viendrait gâcher le plaisir de l’Ă©coute. Mais, entre toutes les caractĂ©ristiques, ce que l’on peut retenir est le degrĂ© de perfectionnisme  qui “tourne” autours de la transparence. On sent que l’A100 va fouiller assez loin pour exhumer un grand nombre de dĂ©tails, variations et de multiples nuances.

S’agissant du registre grave, je me suis aperçu que cet amplificateur “remplissait  honorablement son contrat”. Le registre grave est bien articulĂ©, particulièrement lisible, et cela s’apprĂ©cie sur des notes franches de contrebasse ou de guitare basse. LĂ , oĂą l’A 100 se dĂ©marque un peu plus de la concurrence, c’est au niveau de sa profondeur et surtout sa facilitĂ© Ă  aller explorer les basses frĂ©quences de façon très linĂ©aire. L’A 100 a aussi un sens profond de la recherche en matière de matĂ©rialisation. Les percussions ou les notes de piano par exemple apparaissent bien en chair, organiques, consistantes mĂŞme, qui renforce alors la texture d’ensemble.

• Dynamique – rĂ©activitĂ© – rigueur

Loin d’ĂŞtre l’amplificateur le plus rapide du moment, l’A 100 n’a pas non plus Ă  rougir de ses prestations en matière de rĂ©activitĂ©. Chez YBA, la mollesse a toujours Ă©tĂ© proscrite du cahier des charges et j’ai pu vĂ©rifier que les grands Ă©carts de dynamique n’accusaient aucune hĂ©sitation ou autres formes de timiditĂ©. Cet amplificateur s’est d’ailleurs montrĂ© particulièrement Ă  l’aise sur le Requiem de Mozart oĂą les attaques de percussions sont bien maĂ®trisĂ©es, notamment en rĂ©gime transitoire oĂą la cadence ne fait nullement dĂ©faut. En toutes circonstances, l’A 100 rĂ©agit plutĂ´t bien et s’emploie Ă  reproduire la musicalitĂ© avec justesse, une tonicitĂ© et une vigueur qui conviendront Ă  un grand nombre de “rĂ©pertoires” et styles musicaux.

• Scène sonore – Ă©tagement des plans

Sur ce paramètre, l’hĂ©ritier des anciens millĂ©simes n’est nullement en reste par rapport Ă  son statut d’appareil Ă  tarif dĂ©mocratique. La conception de son schĂ©ma, son alimentation “confortable”, le choix des composants l’autorisent Ă  se hisser Ă  un niveau Ă©levĂ© et proposant une scène sonore suffisamment ample pour ĂŞtre citĂ©e en rĂ©fĂ©rence et associer l’auditeur Ă  la musique qu’il affectionne. Cette ampleur s’apprĂ©cie dans les trois dimensions, avec une sĂ©paration des canaux bien marquĂ©e et un Ă©tagement des plans bien structurĂ©. C’est un vĂ©ritable plaisir de pouvoir discerner les instruments de premiers plans de ceux de second plan ou de troisième plan. Comme sa facultĂ© d’analyse est loin d’ĂŞtre anecdotique, on se plaira Ă  entendre tous les petits dĂ©tails qui “ponctuent” la suite orchestrale Porgy And Bess de Gershwin par Frank Chacksfield qui s’avère totalement savoureuse, si l’on retient simplement la richesse qui Ă©mane de cette Ă©coute.

2° Communication avec l’auditeur

• Concertos Brandebourgeois N°1,2,3 – Jean SĂ©bastien Bach par Trevor Pinnock

ctos-brandebourgeois123Je m’incline volontiers devant cette sĂ©rie de Concertos Brandebourgeois menĂ©s d’une main de maĂ®tre par Trevor Pinnock. Certes, la mise en orchestration est une rĂ©fĂ©rence, mais la manière dont l’A100 “traite le sujet” est loin de laisser l’auditeur indiffĂ©rent. Cet amplificateur pousse l’analyse très loin et s’applique Ă  mettre en exergue l’intĂ©gralitĂ© des instruments mis en scène. Le dosage et l’Ă©quilibre sont minutieusement reproduits de façon Ă©tonnante. Les flĂ»tes cĂ´toient les trompètes avec un discernement et un dĂ©tourage qui m’ont permis d’entendre l’intĂ©gralitĂ© des notes et leurs variations respectives. Sur l’Andante du Concerto N°2, par son  grain et l’Ă©ventail de ses teintes, le clavecin atteint un degrĂ© de perfectionnisme poussĂ© et très naturel.
Le Concerto N°3 respire par sa fraĂ®cheur et  communique sa joie de vivre; la sonoritĂ© très “analogique” proposĂ©e par l’A 100 complète harmonieusement ce tempĂ©rament musical enjouĂ©. Un grand bravo pour les violoncelles, les “attaques” d’archets sur les cordes des instruments et les diffĂ©rences d’intensitĂ© qui contribuent Ă  donner beaucoup de vie Ă  la restitution.

• Collaboration par le Modern Jazz Quartet with Laurindo Elmeida

modern-jazz-quartet C’est, entre autres, par ce CD que l’on pourra juger des “capacitĂ©s dynamiques” de cet amplificateur. Incroyable ! l’A100 montre pleinement tout le potentiel dont il est capable. Avec lui, la musique pulse et vous entraĂ®ne carrĂ©ment dans son “sillage”. Tempo et sĂ©rĂ©nitĂ© s’apprĂ©cient sur le jeu rĂ©aliste du piano qui se singularise par  le “poids” des notes et sa prĂ©sence. La contrebasse qui dicte une partie du rythme montre la rĂ©activitĂ© et la lisibilitĂ© que l’on est en droit d’attendre. De la première note Ă  la dernière note, le rythme est bien soutenu. Cet amplificateur ne traĂ®ne pas en route comme le dĂ©montre ”l’infernal” jeu de vibraphone dont les multiples facettes aux couleurs et variations Ă©tendues vous Ă©merveilleront Ă  coups sĂ»rs. Les diffĂ©rences d’intensitĂ© et le dĂ©liĂ© n’accusent aucune faiblesse et renforcent la beautĂ© du jeu de l’instrument.

• Dance into Eternity par Omar Faruk Tekbilek

dance-into-eternity-of Par ce très bel album, l’A100 montrera qu’il s’inscrit comme une interface vivante entre les interprètes et l’auditeur. Cet amplificateur n’a pas son pareil dans cette gamme de prix pour vous livrer la musique la plus authentique possible. Sur le plan Ă©motionnel, je peux mĂŞme dire que l’A100 joue dans la cour des grands – c’est un YBA pur sang. Tout d’abord, le jeu de flĂ»te baroque qui procure immĂ©diatement le “grand frisson” dès les premières notes du thème Ayasofya. Un vĂ©ritable souffle d’air pur souffle dans votre pièce d’Ă©coute et procure ainsi des sensations de bien ĂŞtre mĂ©morables. La suite “d’accords perlĂ©s” de oud (instrument Ă  cordes pincĂ©es), savamment distillĂ©s, vous prendra aux tripes par son dĂ©liĂ©, sa saveur, sa justesse. L’application de son interprète nettement perceptible m’a laissĂ© admiratif.
La sonoritĂ© veloutĂ©e et le grain du violon doublĂ©s de percussions astucieusement “placĂ©es” plongent instantanĂ©ment l’auditeur dans un univers musical rempli de sensibilitĂ©s qui vous fera bien vite oublier un grand nombre d’Ă©lectroniques bien en peine sur leur manquement en la matière.

• Doubles jeux par Laurent Korcia

double-jeu-lk Si vous ĂŞtes sensible au charme de la musique tzigane, vous vous apercevrez bien vite que cet album n’est pas une illusion ou encore le fruit de votre imagination ou encore ce que vous croyez entendre. De Minor Swing Ă  Minor Waltz en passant par une reprise des Parapluies de Cherbourg de Michel Legrand, vous vous rendrez compte Oh combien cet amplificateur s’attache Ă  Ă©difier la teinte sonore du violon de Laurent Korcia. Certes, cet amplificateur YBA n’est pas le seul Ă  reproduire les timbres onctueux du violon de Laurent Korcia, mais reconnaissons que la plupart du temps, vous devrez dĂ©bourser davantage pour obtenir des sensations Ă  minima Ă©quivalentes. Les prestations de l’A 100 pourront mĂŞme vous faire monter quelques larmes aux yeux sur les extraits les plus communicatifs. A l’image des produits YBA, l’A100 a tout de mĂŞme hĂ©ritĂ© de ce don de pouvoir “vĂ©hiculer” une sacrĂ©e dose d’Ă©motion, Ă  l’image du talent de cet interprète.

• Marquises de Jacques Brel  (CD et disque vinyle)

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Sur cet album, Jacques Brel chantait “la ville s’endormait“. L’HERITAGE A 100,  ne s’endort pas. Au contraire, cet amplificateur s’applique Ă  Ă©veiller la curiositĂ© de l’auditeur tant il s’applique Ă  “travailler” sur les dĂ©tails tels que l’orchestration de la quelle Ă©mane une sorte de bien-ĂŞtre qui se traduit par des phrases musicales qui collent sans dĂ©tachement avec les mots et leur signification.
LĂ , oĂą cet amplificateur marque des points, c’est au niveau de l’expression vocale : l’A 100 n’a aucune tendance Ă  simplifier la diction de l’interprète. Au contraire, cet amplificateur m’a fait un immense plaisir en mettant en valeur la texture gutturale de la voix de Jacques Brel; une sorte d’hommage au chanteur, Ă  sa façon d’Ă©voquer des thèmes et des situations fort bien perçues.

• Bach’s Music par Richard Galliano

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Les “intĂ©ressantes” et originales interprĂ©tations de Jean-SĂ©bastien Bach par Richard Galliano contiennent ici une part de magie musicale “dĂ©crite” de manière succulente par l’amplificateur YBA. J’ai retenu, entre autres, le concerto pour violon – AllĂ©gro ou encore le prĂ©lude du concerto pour violoncelle BWV 1056, dont les instruments d’origine ont Ă©tĂ© astucieusement et respectivement remplacĂ©s par l’accordĂ©on (il fallait tout de mĂŞme oser). Ils sont divinement accompagnĂ©s par un quatuor Ă  cordes de haute volĂ©e qui a sa part de responsabilitĂ© Ă  vous immerger dans les Ĺ“uvres du compositeur. Mieux que cela : l’instrumentiste s’emploie Ă  sa manière Ă  vous faire vivre mes moments d’Ă©motion intense. Le jeu d’accordĂ©on “bien entourĂ©” insuffle des notes qui respirent l’authenticitĂ© et l’amour que porte Ă  sa manière l’interprète Ă  Jean-SĂ©bastien BACH. On se prend rĂ©ellement Ă  imaginer que YBA, Richard Galliano et Jean-SĂ©bastien Bach se sont accordĂ©s pour donner Ă  la musique classique les lettres de noblesse qui lui reviennent.

• Suite symphonique “Lieutenant KuĂ©” : Romance et noces de KuĂ© de Serge Prokofiev

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Allez, soyons audacieux ! Voyons comment se comporte cet amplificateur avec la Romance Lieutenant KuĂ© signĂ© Prokofiev. Le pari Ă©tait peut-ĂŞtre risquĂ©, mais je l’ai tentĂ© et je n’ai pas Ă©tĂ© déçu du rĂ©sultat. Sans aucune forme de complaisance, j’avoue avoir Ă©tĂ© “remuĂ©” par la teneur de ce passage si “prenant” et si Ă©mouvant que l’on comprend qu’il eut inspirĂ© en son temps le chanteur Sting. La beautĂ© des timbres, la reproduction de l’ensemble de violoncelles, les quelques fines notes de glockenspiel qui flirtent avec quelques arpèges de harpe dĂ©licatement effleurĂ©s donnent un ton tout Ă  fait insolite. La très apprĂ©ciable “gestion” des harmoniques se concrĂ©tise par une extinction progressive des phrases musicales : les notes de harpe et glockenspiel s’Ă©teignent naturellement dans le temps et l’espace avec une Ă©lĂ©gance qui n’Ă©chappera pas Ă  une oreille attentive.
La transparence raffinĂ©e qu’est capable de dĂ©livrer l’A 100 m’a laissĂ© le souvenir d’un jeu de hautbois et de basson clairement identifiĂ©s au sein de la masse orchestrale.
Les noces de KuĂ© s’ouvrent sur un ensemble enjouĂ©, plein de gaitĂ©, rythmĂ©, et dĂ©licatement doublĂ© d’une prĂ©sence affirmĂ©e dans la pièce d’Ă©coute. L’A 100 s’y entend pour donner Ă  l’auditeur tout ce qu’il attend d’une Ĺ“uvre musicale de “haute tenue”, tant sur le plan artistique que sur le plan de la prise de son – tout ce qu’il y a de plus naturel est ici “retranscrit” !

YBA Logo
Conclusion :

Sous sa robe sobre et discrète, se cache une Ă©lectronique mĂ»rement rĂ©flĂ©chie et savamment mise au point par YBA. Les “capacitĂ©s” musicales de l’amplificateur intĂ©grĂ© HERITAGE A 100 sont sans Ă©quivoque : il vous montrera sa loyautĂ© sur tous les styles de musique. Grâce Ă  une alimentation bien dimensionnĂ©e, sa belle rĂ©serve en puissance l’autorisera Ă  driver un grand nombre d’enceintes acoustiques. Enfin, son tempĂ©rament fruitĂ© et chantant sera un gage de satisfaction pour un vaste public en quĂŞte de rĂ©alisme et de belles sensations.

Synthèse :Musicalité : riche et harmonieuse
ApprĂ©ciation personnelle : très touchĂ© par les prestations d’ensemble
Rapport musicalité – prix : remarquable

 

Prix : 1790 € (11/2016)

Test d’écoute réalisé par
Lionel Schmitt