Où sont les limites de votre système audio ?

L’édito de Lionel Schmitt

Où sont les limites de votre système audio ?

Notre forum est une mine d’informations, mais aussi de questions dont les réponses sont plus ou moins évidentes à appréhender. Ainsi, un audiophile pose la question des limites d’un ensemble audio, et du maillon faible qui va justement limiter les qualités musicales d’un système audio.

Tout d’abord, je reprendrai en guise de préambule la sacro sainte réflexion qui dit qu’une chaîne haute fidélité se définit de façon qualitative par les prestations de son maillon le plus faible. Toutefois, et même si cette définition reste toujours vraie, il convient de nuancer le propos. Ainsi, je parlerais plutôt de cohérence ( voir édito de 01 2007 ), et d’une certaine manière de bon sens en matière d’association des éléments entre eux.
Fort de ce qui précède, je ne saurais trop recommander de veiller à associer dans un premier temps des éléments de même gamme. Mais, l’expérience faisant, on se rend compte que tous éléments qui composent une chaîne haute fidélité ne peuvent être mariés aussi facilement que cela, même si, pris individuellement, ils revendiquent des qualités musicales incontestables au sein de systèmes homogènes. Combien d’entre nous se sont fait piéger et ont été déçus par leur lecteur CD, amplificateur, enceintes, câbles, etc… parce que cet élément n’a pas trouvé sa véritable place dans la configuration audio en place.

Alors peut-on parler réellement de limites audio ? Non, je ne crois pas. Il faut désormais admettre que les différents maillons d’un système audio réagissent de façon différente selon qu’ils sont associés avec d’autres plus ou moins sensibles, plus ou moins ouverts, plus ou moins agressifs,etc…. et bien prendre en compte le fait bref, que tous les amplificateurs, enceintes, sources, ne sonnent pas de la même manière, et peuvent être plus ou moins typés, colorés, voire totalement neutres, ce qui rend dans certains cas plus incertain leur mariage avec d’autres éléments.

Je dois dire que sur sujet, il n’y a pas de recettes standards. Toutefois, les expériences des uns et des autres montrent que des produits bien associés donnent les résultats musicaux attendus et plus généralement d’excellente qualité – sans parler du côté subjectif, qui entre une fois de plus en ligne de compte.
Si cette question demeure délicate à traiter, elle ne doit être un casse-tête insoluble. Une fois la question du budget déterminée, et que la gamme est clairement définie, on peut par exemple mettre en référence un système audio que l’on a écouté et apprécié, et modifier certains éléments en fonction de certains critères musicaux, financiers, ou autres et propres à chacun d’entre nous.

De nombreux essais d’écoutes permettront d’affiner les choix pour arriver à un système qui soit le plus satisfaisant possible. En conclusion, je dirais qu’il appartient à chaque audiophile de placer le curseur des limites par rapport à ses exigences et sa sensibilité personnelles.