Le vinyle: Une réponse pour l’avenir ?

L’édito de Lionel SCHMITT

LE VINYLE : UNE RÉPONSE POUR L’AVENIR ?

Visiblement le choix d’une source numérique de qualité amène beaucoup de questions de la part des audiophiles, d’autant qu’avec l’hypothétique arrivée de nouveaux supports, le téléchargement via Internet, etc…, il y a de quoi perdre son latin !

Je me suis souvent demandé si la solution réellement et simplement musicale n’appartenait pas au passé. Les plus anciens audiophiles ( mais aussi beaucoup de jeunes ) auront vite compris que je fais allusion au disque vinyle qui jouit d’ailleurs d’un certain regain d’intérêt ces derniers temps.
Si certains manufacturiers ont pris la peine de développer de nouveaux produits très performants, c’est qu’il y a un marché, mais je crois surtout qu’il y a par ce biais la recherche d’une qualité musicale audio qui respire l’authentique. En effet, lorsque l’on écoute un disque vinyle, il se passe quelque chose de différent – de pur dirais je. Si les références en matière de platines vinyles se multiplient, la production et la distribution de disques s’avère pour le moins confidentielle – tout au moins en France.
Certes, la ” galette noire ” est fragile, sujette à la poussière, à l’usure, à l’électricité statique; certes sa bande passante, sa dynamique, et son rapport signal / bruit sont limités, mais en regard de ses inconvénients, le vinyle délivre une musique réellement magique et pleine de saveurs que le numérique ne sait pas toujours délivrer correctement – bien au contraire.

Évidemment, si l’on ne possède pas déjà une collection de disques noirs, il sera difficile d’opter pour cette technologie ancestrale. Cependant, pour l’audiophile qui attend de son système autre chose, une musique naturelle à l’extrême, alors il trouvera à coup sûr dans le vinyle une source musicale qui apporte encore et toujours une véritable valeur ajoutée.

L’industrie du disque semble être en ce moment en panne. Ainsi, il n’est pas interdit de penser que certaines rééditions ou éditions récentes puissent être pressées dans ce format d’un autre âge – encore faut-il qu’il y ait à la clef une volonté et un projet industriel de qualité qui puisse séduire la clientèle; j’ai tout de même un doute, mais on peut toujours rêver…