AUDIOMAT Tempo 2.7

AUDIOMAT – Tempo 2.7

Origine : France
Convertisseur numérique / analogique
Bande passante : non spécifié
Rapport signal/bruit : non spécifié
Distorsion : non spécifié
Conversion : 24 bits / 192 kHz
Entrées :
– 1 entrée coaxiale Cinch (S/PDIF)
– 1 entrée optique TosLink
– 1 entrée AES/EBU sur XLR
– 1 entrée USB sur module antijitter
Sorties : asymétriques sur connecteur RCA

Audiomat Tempo 2.7 recto

Une fois n’est pas coutume, le constructeur français AUDIOMAT nous fait bénéficier de sa toute dernière création : le DAC Tempo 2.7 dévoilé en ce printemps 2013. Cette nouvelle mouture remplace le modèle Tempo 2.6, au catalogue depuis 2009. Le TEMPO 2.7 embarque 4 Dac d’origine Burr Brown PCM 1794, 24 bits / 192 kHz et le concepteur de préciser que les étages de sortie analogiques configurés en Classe A, ont été retravaillés pour offrir une restitution proche de l’analogique, et en tout cas « dépourvus de toute forme de stress numérique ». Tradition oblige : l’alimentation a été déportée dans un boîtier externe destiné à s’affranchir de tous rayonnements électro-magnétiques. Elle est confiée à deux transformateurs toroïdaux d’une valeur de 100 VA chacun, aux quels s’ajoutent des condensateurs au polypropylène ( SCR ) d’une valeur de 15 microfarads – c’est donc du sérieux !

Audiomat Tempo 2.7 verso

Les possibilités de connexions numériques sont suffisamment étendues pour permettre une utilisation qui convienne à tous les usages : on compte pas moins de 4 entrées numériques : 1 x RCA – 1 x XLR – 1 x TOSLINK – 1 x USB 24 / 192. Cette dernière a fait l’objet d’un traitement particulier visant à minimiser l’effet de jitter par clockage du signal, et transmission directe au convertisseur. 1 Seule sortie analogique asymétrique RCA a été prévue. A noter que le TEMPO 2.7 pourra être disponible sur demande sans entrée USB, cette entrée étant alors remplacée par une seconde entrée optique Toslink, pour un prix inférieur.

Par le biais de certaines photos publiées ça et là, on ne pourra décemment pas rester insensible face l’impeccable réalisation qui rime avec l’orfèvrerie et démontre un savoir-faire et une attention particulière portée à chaque détail pouvant avoir une influence sur la restitution musicale. Chaque élément, chaque soudure ont été minutieusement examinés avec un soin tout particulier, et chaque composant a été sélectionné aux seules fins de produire une musicalité d’exception. Cela va même jusqu’au choix des superbes connecteurs directement boulonnés sur le châssis et isolés.

Enfin le concepteur a poussé le soin du détail jusqu’à monter trois pieds coniques pour assurer un découplage optimal. De plus AUDIOMAT livre d’origine trois coupelles (à placer sous les pieds) afin de trouver le point d’équilibre idéal en matière de découplage.

ECOUTE

Les tests d’écoute ont été effectués avec le matériel suivant : lecteur CD YBA CD 3 Classic Sigma, préamplificateur YBA 3 Classic Delta, bloc de puissance YBA 3 Classic Delta double transformateur, enceintes acoustiques PEL Kantor, et des câbles modulation YBA Glass et ESPRIT Kappa, câbles HP YBA Diamond et ESPRIT Kappa.

Pour la partie numérique, il a été employé le câble numérique S/PDIF ESPRIT Eterna. Barrette secteur FURUTECH F-TP 615 et câble secteur de même marque G-314Ag-18E.

CD utilisésla Folia de Gregorio Paniagua, Modern Jazz Quartet with Laurindo Almeida – Quiet Nights par Diana Krall – Tri Yann & L’orchestre National des Pays de Loire – Ramadou / Générations — Concertos Brandebourgois dirigées par Trevor Pinnock – Symphonies N° 5 et N° 9 ’’ de Beethoven dirigées par Rudolf Kempe – Romance de la suite Symphonique de  »Lieutenant Kué » de Serge Prokofiev « , etc…

1° Les observations

Avec le temps, un grand nombre d’audiophiles dont je fais partie auraient pu croire que la lecture numérique était arrivée au sommet de sa gloire, notamment si l’on prend en référence le seul support qu’est le Compact Disc. Le Tempo 2.7 remet finalement pas mal de choses en question. Sa mise en œuvre au sein d’un système bien pensé ouvre de nouvelles perspectives musicales. J’aurais presque tendance à dire qu’avec le Dac Tempo 2.7, on change complètement de monde quant à la « facture musicale ». Les premiers essais qui consistent à comparer instantanément un lecteur CD intégré et son association avec le Tempo 2.7 montrent une évolution substantielle qui tend à repousser les limites d’un grand nombre de paramètres objectifs.

Je suis resté interrogatif, perplexe, et simplement admiratif devant le degré d’analyse supplémentaire qui ressort de différents styles musicaux, aussi éclectiques soient-ils. Je n’évoque même pas le bon en avant lorsque je me suis risqué à associer ce Dac à un simple lecteur de DVD. Pour l’exemple, la contrebasse sur « Valéria » interprétée par le Modern Jazz Quartet n’est pas uniquement précise, elle se veut exacte. Chaque note tombe simplement sous le sens, et on se surprend à entendre de façon claire le pincement de chaque corde avec une netteté « diabolique », surtout si l’on se rappelle la date de l’enregistrement ! Tout cela se confirme avec le jeu de piano qui reflète absolument celui que l’on pourra entendre dans une excellente salle de concert, ou un studio d’enregistrement. Chacune des note est soupesée et se traduit par une succession d’articulations bien menées, au point de croire que l’instrument se trouve à portée de mains (ou d’oreilles).

La palette de couleurs tonales prend à son tour une extension qui donne à tous les enregistrements de la noblesse, de la distinction, et des contrastes qui n’ont plus rien à voir avec la musique numérique habituelle. C’est toujours sur « Valéria » interprétée par le Modern Jazz Quartet que le Tempo 2.7 nous dévoile le dessous de ses cartes, et plus particulièrement sur ce difficile jeu de vibraphone qui, ici, étincelle de mille feux, avec une multitude de teintes, de demi teintes, de quart de teintes, dont les couleurs respectives suggèrent une extension et une multitude de variations. Il ne sera pas inutile d’évoquer le fait que ce vibraphone ne s’est jamais mis à vriller ou à procurer de la distorsion dans les fréquences élevées. Par ailleurs, la rapidité d’exécution complétée par une facilité « d’élocution » aboutissent à une fluidité de tout premier ordre.

Du registre grave au registre aigu, le Tempo 2.7 gère toutes les fréquences avec une main de maître, et je dirais un doigté dont on pourra juger la dextérité au travers du jeu de clavecin si savoureux qui illustre certains passages de la « la Folia de Gregorio Paniagua ». Tantôt mattes, tantôt brillantes, les notes de clavecin sont d’une limpidité nouvelle et on ne pourra pas rester insensible au contraste si plaisant qui en résulte. Sur ce même CD, tous les instruments baroques sont restitués avec une justesse qui souligne les facultés à s’adapter à toutes les situations musicales. Si le médium s’octroie une place de choix, comme on l’observe sur le jeu de flûtes baroques et de cromornes qui arborent les formulations boisées, on s’apercevra aussi que le registre aigu est bien présent : celui-ci file haut et clair.

Le registre aigu ! : évoquons le, justement. A la fois doux et ciselé, il file haut et se prédestine à une « ouverture » vers des fréquences aériennes, mais jamais acides. Il n’y a qu’à écouter et ré-écouter les  » Concertos Brandebourgeois  » – Direction Trevor Pinnock pour être convaincu du filé soyeux de l’ensemble de violons ou violes de gambe, des trompettes et autres instruments d’époque. Le même exercice a été réitéré avec  » Tri-Yann et L’Orchestre National des Pays de Loire ’’ et  » Générations « , où du flot orchestral émerge une foule de détails tels que le tintement très distinct du triangle, ou les coups de cymbales très franches. Le violon soliste est parfaitement à son aise et me conforte une fois de plus dans sa très belle précision. Croyez moi si vous voulez, mais nous sommes aux antipodes d’une restitution musicale « bouchée » et imprécise.

Enfin, et c’est une constante chez AUDIOMAT, le registre grave descend à des fréquences abyssales. Mais, entendons nous bien, les produits AUDIOMAT n’ajoutent rien au message musical. Si le registre grave descend bas, les électroniques AUDIOMAT, y compris le Tempo 2.7, s’engagent toujours à respecter à la lettre les fréquences qui leur sont confiées. Comme je commence à bien connaître les produits de la marque, je peux attester que cette faculté à descendre très bas dans les fréquences infra graves est une constante dont pas mal de constructeurs, pour la plupart exotiques, feraient bien de s’inspirer – je leur laisse le soin de travailler leur sujet !

2° Les évidences 

Au terme d’une longue série d’écoutes successives, il me semble donc évident que le Dac AUDIOMAT se démarque de la concurrence et même des meilleurs lecteurs CD intégrés sous plusieurs angles. Si j’osais utiliser une métaphore, je la traduirais de la manière suivante : la différence se résume par une comparaison entre un ciel d’un bleu lumineux et pur tel qu’on peut l’observer au sommet d’une montagne, et le ciel que l’on peut observer dans une grande métropole polluée. Si le test avec un lecteur de DVD peut ressembler à cette image, la comparaison avec le lecteur CD YBA n’est tout de même pas aussi tranchée, encore que …

Il n’empêche que le Tempo 2.7 permet aux couleurs tonales d’apparaître très contrastées (mais pas saturées), et le message musical laisse s’échapper des enceintes acoustiques une lumière vive et chatoyante.

Si l’on utilise habituellement un lecteur CD « commun » ou un lecteur de DVD, les teintes apparaissent plutôt dénaturées, sans saveur, voir blafardes. Le Tempo 2.7 remet les choses dans un ordre logique et redonne à la musique les teintes d’origine en quelque sorte.

Ensuite, comme tous les produits AUDIOMAT, la dynamique et le sens de la réactivité engendrent une musicalité vive et entraînante. Ce Dac a une faculté à « muscler » les partitions, et à libérer l’énergie d’une orchestration qui ne demande qu’à s’exprimer clairement. Attention, ce Dac ne rajoute pas des choses là où il n’y en a pas : il fait le travail minutieusement et naturellement. L’énergie, ce Dac va la puiser dans son alimentation séparée, et il a aussi d’autres cordes à son arc pour résoudre une fois pour toutes la question de l’attaque des notes.
Pour illustrer mon propos, il n’y a qu’à prendre comme points de repères les  » Symphonies N° 5 et N° 9 ’’ de Beethoven dirigées par Rudolf Kempe (Réédition Spéciale Esoteric), où les roulements de timbales sont comparables à des vagues qui viennent se fracasser avec fougue contre les rochers. Sur ce point, le Tempo 2.7 offre une image globale très structurée, et d’une stabilité à toutes épreuves.

Pour illustrer le comportement sans faille du Tempo 2.7, je reviendrais volontiers sur les attaques de piano de  » Valéria  » interprété par le Modern Jazz Quartet with Laurindo Almeida. Le poids des notes et la consistance vont de surprise en surprise. Les réponses transitoires prennent du galon et le gain sur le plan de la matérialisation des notes est tout bonnement impeccable. Le jeu de contrebasse me conforte bigrement sur les points précédents, dans la mesure où le pincement de chaque corde est d’une netteté et d’une lisibilité indiscutables. La forte amplitude des notes laisse progressivement la place à une forme de souplesse au toucher à la fois franc et léger, pour enfin s’éteindre très progressivement dans le temps et l’espace.

Autant l’avouer immédiatement, le Tempo 2.7 a une sacrée personnalité et il l’exprime grâce à son registre bas médium – grave bien charpenté et bien articulé. Rassurez vous, le Tempo 2.7 n’est nullement envahissant, et je dirais qu’il sait s’exprimer avec discernement et gère les « forte » avec discernement et astuce. Il libère les énergies lorsque les montées en puissance le nécessitent, mais il sait aussi rester sobre lorsque la musique est plus calme ou plus contenue – et c’est bien sur ces points que le Tempo 2.7 affirme sa différence.

Au fil de ces journées d’écoutes, le Dac AUDIOMAT m’a montré son envergure, son panache, grâce à une formulation d’exception que l’on retrouvera sans peine lorsque Diana Krall nous fait partager son talent et ses qualités d’interprétation au travers de son album  » Quiet Nights « . La voix prend alors une tonalité des plus naturelle qu’il m’ait été donné d’entendre. Le phrasé et les inspirations proviennent du fond de sa gorge ; elles s’illustrent par un réalisme et une présence renversante. Les extraits qui composent cet album sont plutôt « langoureux », et en tous cas relativement sobres en terme « d’ornement musical ». C’est davantage les vocaux aux tonalités suaves qui sont mis en évidence ; ils permettent en outre de porter un jugement très positif sur le silence de fonctionnement de l’appareil. De facto, aucune pollution ou voile ne sont à relever, et la musique de Diana Krall vous bercera au gré des mots et des notes de musique.

L’homogénéité et la cohérence d’ensemble sont toujours respectées, et le petit dernier de chez AUDIOMAT veille à une présence musicale de tous les instants et à tous étages de l’édifice musical, grâce à sa constance, à sa neutralité, qui permettent d’obtenir des sensations qui réconcilieront les plus réfractaires au monde du numérique (eh oui, il en existe encore). Il m’est évidemment impossible de décrire tous les enregistrements qui ont servi pour ces tests, mais les meilleurs et les plus significatifs m’autorisent à pointer du doigt et avec insistance la transparence générale, et le détourage des instruments et des voix qui sont poussés à un degré de perfection inhabituel.

3° La communication avec l’auditeur  

Pour ce qui est de communiquer avec l’auditeur, excusez du peu, mais trois mois d’écoutes quasi permanentes m’ont permis de me forger une opinion précise, tranchée et définitive : le Tempo 2.7 définit et restitue absolument tout ce qu’un enregistrement contient. Cela comprend malheureusement les imperfections d’une prise de son ancienne, douteuse, ou mal réalisée.

Cela étant, si l’on s’attarde sur les  » Symphonies N° 5 et N° 9  » de Beethoven dirigées par Rudolf Kempe (Réédition Spéciale Esoteric), il n’y a pas à s’y tromper : avec le grand art du compositeur associé à celui du chef d’orchestre, nous sommes en face d’une « Montagne ».
L’auditeur est confronté à un paysage musical de grande dimension, du quel s’échappe un flot musical totalement libre de toutes contraintes ou contractions. La définition est à son apogée, et la masse orchestrale culmine à des sommets extravagants. Les contrastes entre les plans sont bien marqués, et la mise en scène est très logiquement agencée. On perçoit clairement la structure des contrebasses, celle des violoncelles, celle des violons dont on devine bien leur positionnement respectif dans le studio. Les percussions et les cuivres se détachent précisément de cet ensemble de cordes avec un détourage fascinant ; lequel donne beaucoup de vie à l’ensemble. Le hautbois sort totalement indemne de ce flot orchestral pour délivrer quelques notes singulières dont chacune se perpétue dans le temps et l’espace avec un réalisme qui n’appartient qu’aux très grands produits. Les différentes partitions s’enchaînent sans accrocs et affirment la prodigieuse fluidité qui demeure une constante chez AUDIOMAT.

Dans un registre différent,  » la Folia  » de Gregorio Paniagua m’a littéralement plongé dans l’ambiance baroque de la musique espagnole du 16ème siècle. Vous vous isolez, vous tamisez les lumières, et vous écoutez simplement. Vous découvrez dans les secondes qui suivent la vraie, la grande musique, celle d’un ensemble baroque qui s’exprime avec ses moindres inflexions, ses harmoniques gérées à la perfection, et vous garantira un frisson d’émotion qui restera gravé dans votre mémoire. L’ensemble de flûtes baroque et de cromornes « sentent » le bois, et l’on est bien loin d’une reproduction aseptisée ou bodybuildée. Connaissant bien la plupart des instruments de musique cités, et pour les avoir manipulé pendant de nombreuses années, je puis attester de leur réalisme.

On dirait réellement que ce Dac veille en permanence à ce que la musicalité soit authentique en toutes circonstances, tant les notes les ambiances, la conviction des musiciens tombent sous le sens. Chaque jour, j’ai eu la sentiment de découvrir des nouveautés, de nouvelles sensations, une sorte de face cachée des enregistrements, des prises de sons que je ne connaissais pas, des détails oubliés ou tout simplement jamais entendus. De ce fait, j’ai eu l’impression de redécouvrir une grande partie de ma discothèque, et de l’entendre sous un jour nouveau.

Au chapitre des très bons enregistrements, j’ai retenu (entre autres) la Romance de la suite Symphonique de « Lieutenant Kué » de Serge Prokofiev. Avec cet extrait très singulier, j’ai eu le sentiment que le Tempo 2.7 s’était fixé comme objectif de « prendre le pouls » et d’ausculter la partition musicale, et pour la circonstance, révéler un diagnostic de bonne santé, tant en ce qui concerne la qualité d’interprétation que la qualité de restitution. Ici, c’est bien le tempérament émotionnel qui met en valeur la qualité artistique de l’interprétation.
Cette œuvre de Serge Prokofiev est, par nature, assez palpitante et émouvante. On y devine facilement l’état d’esprit dans le quel elle a été composée. Les « interventions » de chaque instrument ont une signification précise, et ont été pensées de façon spécifique, et l’on croirait que le Tempo 2.7 a été « formaté » dans l’optique de donner à chaque instrument, à chaque note, cette signification qui lui est propre. Le jeu de glockenspiel (carillon d’orchestre) vient vous murmurer à l’oreille sa teinte sonore si délicate, de même que les quelques notes de basson sont reproduite avec une exactitude et un réalisme qui m’ont permis d’en cerner chaque inflexion, chaque harmonique. Nous sommes ainsi très proche de cette « vérité musicale » tant recherchée par les audiophiles et les mélomanes.

Le Tempo 2.7 s’y entend pour faire « respirer » la partition, pour insuffler la vie, pour donner aux nappes de cordes du corps et une âme emprunte d’un réalisme à donner la chair de poule : n’est-ce pas en définitive l’effet recherché ?

Conclusion   :

L’analyse d’un produit peut parfois s’avérer longue et même délicate dans certains cas. Cela est encore plus vrai lorsqu’il s’agit d’un maillon audio dont on ne maîtrise pas tous les paramètres d’exploitation. Il m’aura fallu pas moins de trois mois d’écoutes pour évaluer le potentiel de ce Dac, en faisant bien la distinction entre le caractère musical de ce produit et son aptitude à gérer des fichiers numériques d’origines diverses : CD ou fichiers dématérialisés. Il ne fait aucun doute que ce Dac se positionne comme une « figure de proue » musicale. Son association, tant avec un lecteur CD de haut de gamme, qu’une source numérique plus basique procure à coups sûrs des sensations assez inattendues, et de très loin supérieures à certains lecteurs CD, généralement de début de gamme, voir de gamme supérieure, rencontrés et / ou décrits par ailleurs.

Ce Dac saura, le cas échéant, relever tous les défis qui s’offrent à lui en ce qui concerne la musique en général et dématérialisée en particulier. Je dirais que son côté analytique contribue à asseoir la justesse, l’équilibre général, et dépasser les limites actuelles des supports dématérialisés et de leurs procédés d’exploitation. C’est un produit vraiment remarquable et abouti qui nous est présenté cette année – merci Monsieur CLARISSE pour ces belles et longues semaines passées en compagnie du Tempo 2.7.

Synthèse : Musicalité : exceptionnelle
Appréciation personnelle : vraiment convaincu
Rapport musicalité / prix : largement justifié

 

Prix : 3300 € (09/2013)

 

Test d’écoute réalisé par
Lionel Schmitt