ALEF LIBERO

 

ALEF LIBERO

Câble HP

 

Ce n’est pas tous les jours que l’on croise un câble de marque ALEF, et lorsque l’on a la chance de pouvoir en tenir un, il est conseillé d’en profiter pleinement et de l’associer avec les meilleurs électroniques et enceintes acoustiques.

« LIBERO » tel est son nom : cela évoque sans doute une forme de liberté d’expression, ce que je n’ai pas manqué de vérifier. Ce câble de forte section inspire la confiance et même le respect en ce qui concerne sa présentation et sa fabrication. Il a fait l’objet de plusieurs mises au point successives et c’est sa version définitive qui vous est présentée ici.

 

S’agissant de la réalisation, la structure par canal est double : les 4 conducteurs sont réunis par deux dans une même gaine en fibre. Ces deux gaines sont légèrement torsadées sur toute leur longueur à l’exception des extrémités. Chaque conducteur a une « âme » centrale monobrin en cuivre pur entouré d’un grand nombre de brins très fins de cuivre argenté. L’isolant entourant chaque groupe de brins est constitué de fibres naturelles. En version standard, ce câble est équipé de fiches banane ou de fourches d’origine TTAF plaquées rhodium.

Naturellement, chaque câble est soigneusement assemblé, comme il se doit, à la main et écouté avant d’être « lâché » dans la nature.

 

Conditions d’écoute

Les tests d’écoute ont été réalisés à domicile avec l’amplificateur intégré ASR Emitter 1 HD, le récent AUDIOMAT Alpha, préamplificateur YBA Classic 3 Delta, bloc de puissance YBA Classic 3 Delta DT, le lecteur CD YBA CD Classic Player 3, enceintes acoustiques PEL Kantor, câbles de modulation ALEF Vérita et ESPRIT Aura.

Pour l’alimentation secteur : barrette FURUTECH F-TP 615, câble secteur G-314Ag-18E et prise murale FT-SWS-G de la même marque.

CD utilisés : CD test NAIM Sambler N° 6 – Celtic Spectacular par Erich Kunzel – Modern Jazz Quartet with Laurindo Almeida – Double jeux par Laurent Korcia – The Singing Clarinet par Giora Feidman – etc….

Ecoute

Le câble ALEF Libero vient un peu bousculer mes conditions d’écoutes habituelles mais il semblerait qu’il ait trouvé avec l’amplificateur ASR Emitter 1, ainsi qu’avec l’ensemble YBA Classis 3 Delta et les enceintes PEL Kantor des partenaires avec lesquels il s’entend à merveille. Je préfère insister sur ce point, car il arrive quelque fois que, malgré un concept de haut niveau, certains câbles n’arrivent malheureusement pas à trouver aussi facilement leur point d’équilibre optimal avec tous les appareils, fussent-ils de gammes et de marques réputées.

La première réflexion qui me vient à l’esprit est que ce câble semble précautionneux de la musique qu’il a pour mission de diffuser. On a le sentiment que ce câble est très attentif à ce que l’équilibre et le dosage soient scrupuleusement respectés en matière de timbres. Le câble ALEF Libero traite le signal sonore avec une délicatesse assez inhabituelle.

La seconde réflexion porte sur la couleur des timbres : au travers de ce test, j’ai trouvé que ce câble collait exactement à la philosophie musicale de l’amplificateur ASR Emitter, mais également à celle de l’ensemble YBA 3, ainsi qu’à celle de l’amplificateur AUDIOMAT Alpha dont il respecte scrupuleusement les caractéristiques qui leur sont propres. Je dirais aussi que ce câble a des propensions délivrer une musique très douce, ou en tout cas dépourvue de toute forme d’agressivité. J’attire particulièrement l’attention sur le fait que cette très belle douceur ne vient à aucun moment interférer sur l’expression ou masquer d’infimes détails, voir ternir la richesse d’un enregistrement qui fourmille de détails et de nuances. A aucun moment, je n’ai jamais senti l’ombre d’un voile planer sur tel ou tel détail. Ce câble a réellement la faculté d’analyser finement toute la substance du message sonore et de laisser les notes et fréquences s’épanouir et durer dans le temps et l’espace, sans coupure, et ceci avec une acuité réaliste qui confirme des harmoniques subtilement « gérées ». Je me suis rapidement rendu compte que les registres médium / aigu forment un ensemble cohérent qui donnent, par exemple, à la sonorité du violon un aspect à fois soyeux, fin, aérien, et totalement dépourvu d’agressivité.

Dans le même ordre d’idée, ce câble « traite » le registre grave de façon magistrale. On sent qu’il « guide » habillement chaque fréquence, chaque note, et va s’aventurer dans les moindres « soubassements ». Je rassure les puristes, aucune boursoufflure n’a été relevée : tout se passe avec une agilité déconcertante, un suivi des notes impeccable, des inflexions qui sont merveilleusement retranscrites notamment sur le jeu de contrebasse de  » Valéria  » interprétée par le Modern Jazz Quartet, mais aussi sur l’extrait  » Remember The River  » interprété par Fred Simon (CD test NAIM Sambler N° 6).

Mieux, encore le Libero nous fait bénéficier d’impacts et de notes « pleines » que l’on dégustera sur les différents jeux de piano, des quels émanent la fascinante agilité de leurs interprètes. Ce câble met très bien évidence la « matière » de chaque instrument : il ne rajoute rien au message sonore et se contente de retranscrire naturellement la musique.

La scène sonore prend une dimension qui favorise l’extension dans le sens de la largeur, mais jamais au détriment de la hauteur ni de la profondeur. Ainsi, vous apprécierez un étagement des plans bien structuré et la spontanéité qui est celle des électroniques associées et qui définissent une « image sans barrières physiques » et sans limites subjectives. Les capacités à réagir de chacune des électroniques ne se heurtent à aucune contrainte ou autre effet de compression. Ainsi, l’ALEF Libero s’emploie à laisser la musique aller spontanément vers l’auditeur, sans obstacles ou déformations qui viendraient perturber l’audition.

Sur des extraits musicaux de « faible intensité », vous serez particulièrement étonné du silence de fonctionnement qui règne autour des instruments solistes et des vocaux. Le Libero semble totalement insensible aux perturbations environnantes, et hermétique à toutes formes de pollutions éventuelles issues des électroniques elles-mêmes ou de « l’environnement ». De fait, ce comportement permet la mise en valeur des instruments solistes, et on prend un réel plaisir à entendre de façon très distincte un large éventail de détails, et un nombre infini de nuances ou de variations.

Enfin, il convient de noter que ce câble a un comportement linéaire avec les 3 électroniques auquel il a été associé. A aucun moment, je n’ai eu le sentiment d’un parcours musical « accidenté » : pas de creux, ni de bosses n’ont été relevés : la musique s’écoute avec beaucoup de sérénité et s’écoule avec la liberté attendue.

Ne vous souciez pas du sens de branchement : ce câble y est totalement insensible et cela constitue en définitive un avantage non négligeable.

Conclusion

Le constructeur ALEF a pris son temps et soin maniaque à mettre au point ce câble HP de haute volée, à l’écoute, en utilisant des procédés et des composants méticuleusement choisis.

Le résultat est là : ce câble de haut de gamme mérite un intérêt particulier dans la mesure où il permettra à vos meilleures électroniques, vos meilleures sources, et vos meilleurs enregistrements d’être mises en valeur pour un plaisir d’écoute inégalé. Enfin, ce câble forme un excellent complément avec le câble de modulation ALEF Verita.

 

cotation : Musicalité : sincèrement sublime
Rapport musicalité – prix : justifié

 

Prix : 2400 € le jeu de 2 x 3m

Test d’écoute réalisé par
Lionel Schmitt