Solution intégrée ou éléments séparés ?

L’édito de Lionel

 

Solution intégrée ou éléments séparés ?

De façon régulière, et depuis que la haute fidélité existe, cette question de la solution intégrée revient en permanence. Le ” tout en un ” est une solution qui offre naturellement beaucoup d’avantages, qu’il n’est peut-être pas utile de rappeler. La présentation compacte est un avantage difficilement contestable, en regard des “monstres ” qui viennent garnir le paysage audio, et nous faire rêver. Toutefois, il convient bien de cerner le problème en posant tous les paramètres, à commencer par ceux qui concernent la seule musicalité.

Il ne fait pas de doute qu’un certain nombre de marques qui ont pignon sur rue en matière d’éléments séparés s’essaient sur le ” tout en un ” avec un beau succès, et je crois que NAIM en est un exemple tout à fait convainquant. Je crois cependant qu’il est bon de rappeler certains fondamentaux qui ont trait à l’alimentation.
Dans un produit totalement intégré, il ne faut pas perdre de vue que celle-ci est commune à toutes les sections, qui génèrent un certain nombre d’interactions qui sont loin d’être anodines sur le plan purement musical. Si la puissance de sortie peut constituer un premier écueil, il me semble que ce point ne soit un problème en soi. La plupart des références intégrées offrent une puissance fournie par une alimentation suffisamment conséquente pour driver des enceintes de moyen rendement ou réputées difficiles à driver.

Au delà de cette considération, il est important de se pencher sur le reste des autres circuits (préamplification, dac, lecture CD, tuner, etc…) afin de voir comment ces sections peuvent cohabiter entre elles et avec l’étage de sortie, très gourmand en énergie. L’édito de septembre 2007 mettait déjà l’accent sur certains aspects techniques relatifs à la séparation des sections préamplificatrice et blocs de puissance par rapport à un amplificateur intégré, et ces réflexions prennent davantage de sens lorsqu’il s’agit d’une solution totalement intégrée.

Que l’on ne se méprenne pas, si la solution intégrée donne des résultats, quelquefois de très bon niveau, son équivalent en éléments totalement séparés ne me semble pas avoir de commune comparaison sur le plan musical, et ce en dépit du côté ergonomique, pratique, et tout ce qui a trait à l’encombrement. Aussi, dans son cahier des charges, l’audiophile devra prendre la mesure de ces exigences par rapport à l’aspect pratique et également pécuniaire.

Au delà de ces réflexions, la première démarche à faire est d’effectuer une écoute comparative et attentive entre ces deux solutions, et de mesurer celle qui offre le meilleur compromis face aux attentes de chacun d’entre nous.