Simon Yorke Designs : le fin du fin en matière de lecture vinyle

PURE

 

Les platines vinyles signées Simon YORKE sont des machines créées pour les mélomanes, pas pour l’audiophile. C’est pour écouter de la musique, pas pour la hi-fi.

C’est une entité authentique à une époque de tromperie universelle : brute, sans fioritures et réduite à son essence. Il vous suffit d’apprendre à l’aimer, comme vous le faites avec votre femme et vos enfants.

“Le test de la machine est la satisfaction qu’elle vous procure. Il n’y a pas d’autre test. Si la machine produit la tranquillité, c’est vrai. Si cela vous dérange, c’est faux jusqu’à ce que la machine ou votre esprit soit changé.”

Il faut comprendre que l’état d’esprit de l’auditeur est aussi important pour l’expérience auditive que le son entendu. Il n’est pas possible d’en avoir un sans l’autre. La folie de l’audiophilie est son refus d’accepter la subjectivité de l’émotion. Il ignore l’humain.

De toutes les machines que le concepteur a conçues et construites, la S9 reste sa préférée. Il y revient en permanence. C’est le seul de ses “designs” qui a évolué au fil du temps. Cette version (# 3) ressemble et se sent comme une machine-outil parce qu’elle EST une machine-outil – au service de la musique.

D’un point de vue technique, un tourne-disque n’est pas si difficile à concevoir et à fabriquer. Mais quand nous considérons l’aspect psychologique – comment nous réagissons émotionnellement à la machine – la conception devient beaucoup plus difficile, car l’émotion est une chose subjective qui ne peut pas être mesurée, quantifiée ou programmée. Contrairement à la machine, la réponse émotionnelle est constamment fluide, labile et irrationnelle.

Les caractéristiques essentielles du disque de phonographe et de ses moyens de reproduction ont été établies il y a plus de cent ans et, malgré des améliorations progressives au cours des décennies suivantes, restent fondamentalement inchangées. L’application inutile de nouvelles technologies ne garantit pas une «amélioration» et la loi des rendements décroissants (la loi entropique de la thermodynamique) est toujours applicable. En clair : “Si ce n’est pas cassé, n’essayez pas de le réparer.”

Le concepteur de préciser qu’il ne produirait que cinq machines par an, de sa propre main. Il invite chaque acheteur à lui rendre visite pour recevoir un coaching personnel concernant l’installation, la configuration, la maintenance et la compréhension.

Il fera en sorte que chaque machine dure. A condition de ne pas en abuser, il devrait continuer à remplir sa fonction pendant des décennies. Et, si elle devait être découverte dans une grotte dans une centaine d’années, tout artisan compétent devrait être capable de discerner sa fonction et de la rallumer. C’est la joie de sa simplicité.

Le message est limpide en ce qui concerne cette platine entraînement par courroie hors normes qui pèse 20 kg !

Je vous engage à consulter le site internet; ça vaut la peine.

Lionel Schmitt

Site du concepteur :
https://recordplayer.com/