L’amplification numérique : l’avenir ?

 

L’édito

L’amplification numérique :
L’avenir ?

Jusqu’à présent, nous avions à choisir entre deux techniques de réalisations en haute-fidélité : le tube et le transistor.
Maintenant s’ajoute une autre technologie, le numérique. Difficile de s’y retrouver pour le néophyte même si le transistor analogique occupe la place la plus importante sur le marché.
Depuis le début de ma passion pour la Haute Fidélité j’ai baigné dans l’amplification à transistors, mais depuis peu l’amplification numérique a fait son apparition et commence à gagner du terrain. Je pense qu’on peut y trouver du bon comme du mauvais.

Chez Sonatine à Lyon, j’ai pu écouter un système haut de gamme et comparer en aveugle un préamplificateur numérique 3D LAB face à un préamplificateur analogique Brinkmann. Celui-ci était accompagné d’un CD Drive 3D LAB, de 2 blocs monos Brinkmann et d’une paire de Concorde Jean-Marie Reynaud. Le numérique l’a emporté : l’amplification numérique apportait une meilleure séparation des instruments, respectant leur cohérence de timbre en particulier, et de ce fait, une meilleure spatialisation du son.

Mais peu de temps après, j’ai fait l’écoute d’un autre système analogique haut de gamme chez Présence Audio Conseil (WADIA 861 + amplificateur YBA 1 Sigma Haut Courant associé à une paire de Martin Logan Odyssey) et j’ai été très impressionné.

Incontestablement, le numérique a encore des progrès à faire pour exceller face à l’analogique, mais c’est l’avenir, car cette technologie se développe dans tous les secteurs : téléviseurs, baladeurs, appareils photos … De plus, l’avantage avec 3D LAB est la possibilité de mettre à jour son matériel via Internet ce qui évite de changer d’appareil sans arrêt, et c’est une évolution qui sera amenée à se développer. YBA était précurseur dans ce domaine il y a une dizaine d’années. Le matériel haut de gamme coûte cher et l’audiophile ne peut pas se permettre de changer tous les 5 ans…

Les revendeurs semblent inquiets à l’idée de vendre des amplificateurs numériques de bonne qualité tel que 3D LAB, car ils ont toujours vendu de l’analogique et le numérique a une mauvaise image en raison de la multiplication des nouvelles technologies (MP3, IPOD…) pas toujours compatibles. Vous pourrez le constater dans l’interview d’octobre du créateur de Présence Audio Conseil ; David Blecher a écouté des amplis numériques et ses termes sont les suivants ” Pas très musical ou franchement médiocre selon les produits que nous avons été amenés à écouter “. Nous pouvons penser que les 2 camps : ” pour ” ou ” contre ” le numérique vont continuer à s’affronter encore quelques années.

Affaire à suivre…

Audiophilefr
10/2004