ESPRIT Beta 8G – câbles de modulation

Câbles de modulation asymétriques
Origine : France

 

8ème génération

 

8G : tel est le nouveau suffixe des câbles ESPRIT Gamme Beta. En effet, s’appuyant sur sa longue expérience, le constructeur français a revisité en 2019 sa série Beta pour y apporter des amélioration qui portent leurs fruits.

Ce câble de la 8ème génération a été sensiblement amélioré depuis la version précédente. Nous y trouverons un conducteur en cuivre 5n de haute qualité constitué de 720 brins pour 2 x 2,5 millimètres². Les interconnexions utilisent un écran partiel, une structure électrique symétrique, et un concept asymétrique qui vise à réduire les effets diélectriques. Les connecteurs RCA adopte un placage multicouche cuivre / argent.

La gamme BETA est désormais pourvue d’une ferrite destinée à atténuer les effets indésirables des hyper fréquences comprises entre 10 MHz et 500 MHz . L’isolation sur air, reprise ici, a été améliorée.

Un grand merci à ESPRIT Câbles de m’avoir accompagné pour les tests de ces derniers mois en mettant à ma disposition ce câble de modulation. Cette démarche me permet d’avoir un aperçu très complet et de faire une bonne synthèse de son comportement au sein de différents système audio.

Ecoute et impressions  :

Les tests d’écoutes ont été effectués à domicile avec le matériel suivant :

– amplificateur “tout-en-un” NAIM Uniti Nova,
– amplificateur intégré REGA Brio,
– amplificateur intégré ELECTROCOMPANIET ECI 6,
– amplificateur intégré LFD NCSE Mk3
– préamplificateur YBA 3 Delta et bloc de puissance YBA 3 Delta DT,
– lecteur CD YBA Classic Player 3,
préamplificateurs phono YBA Héritage PH 100 & MOON 310 LP Mk2,
– platine vinyle REGA RP 8 & cellule REGA MC Ania,
– enceintes acoustiques APERTURA Swing, HARBETH Super HL 5 Plus, PE LEON Kantor,
– REHDEKO plaquettes anti-vibratoire.

Pour l’alimentation secteur : barrette FURUTECH F-TP 615 et ESPRIT Volta, câble secteur G-314Ag-18E et prise murale FT-SWS-G de la même marque. Câbles secteur ESPRIT Celesta & Eterna.

CD repères : Naim CD test  Sampler N°6 – Les géants du jazz jouent Georges Brassens –The Glory that was Gershwin ~ Frank Chacksfield – Quiet Nights ~ Diana Krall  – Meedle ~ Pink Floyd – Barry Lindon ~ bande originale du film – Carmen & l’Arlesienne de Georges Bizet ~ Charles Münch & New Philharmonia Orchestra – The Last of the Mohicans ~ bande originale du film – Beethoven : 9 symphonies ~ Rudolph Kempe (édition SACD Esoteric) – Gipsy Spirit – Saint Kilda Wedding ~ Ossian – La Folia de la Spagna ~ Gregorio Paniagua – Mademoiselle in New-York ~ Lucienne Renaudin Vary & BBC Concert Orchestra – Dance into Eternity par Omar Faruk Tekbilek – Celtic Spectacular ~ Erich Kunzel & Cincinati pops orchestra – « Prodiges » ~ Camille Berthollet – Camille et Julie Berthollet – Jazz på svenska par Jan Johansson – Meedle ~ Pink Floyd – In a Monastery Garden : The Immortal Works of Albert Ketèlbey – Legends par James Galway & Phil Coulter – Collaboration par le Modern Jazz Quartet with Laurindo Elmeida, etc…

Vinyles utilisés : Guitar Genuis ~ Chet Atkins – All Time  Favorite Melodies of Japan – The Glory that was Gershwin ~ Frank Chacksfield – Saint Kilda Wedding ~ Ossian Nameless ~ Dominique Fils-Aimé (vinyle 30 cm / 45 tr/m)  – Diana Krall – Bossa Nova Naim CD test  Sampler N°6 – Quincy Jones – Shadow Hunter ~ Davy Spillane – Bach Spectacular par The Kingsway Symphony Orchestra ~ Direction Camarata – The Complete par Mike Oldfield – Tri Yann : Le Vaisseau de Pierre  – Molière ~ bande originale du film – Barry Lindon ~ bande originale du film – « Jalousie » par Yehudi Menuhin et Stéphane Grappelli – Concertos Brandebourgeois N° 1,2,3 de Jean-Sébastien Bach, par The English Chamber Orchestra ~ Direction Benjamen Britten, etc…

 

Il n’est habituellement pas dans mes habitudes de comparer des produits, à fortiori des câbles. Mais cette fois, je vais m’autoriser à comparer le Beta G8 avec le modèle de la génération précédente, qui m’accompagne depuis de nombreuses années dans mes tests, et dont vous pourrez retrouver le banc d’essai ICI.

Il n’est pas question de remettre en cause le comportement de l’ancienne mouture, mais force est de constater que dans cette comparaison, on décèle des évolutions sensibles sur un grand nombre de paramètres.

Sur les enregistrements de faible “intensité”, j’ai remarqué que ce câble procurait une musicalité plus “propre”. C’est à dire que les bruits de fond se font plus discrets, voir inexistants. De facto, le gain obtenu permet de recueillir et de  percevoir un plus grand nombre d’informations et une “gestion” des harmoniques supérieure. Les notes se prolongent dans le temps et l’espace; elles s’éteignent ainsi plus naturellement.

Si la philosophie musicale reste en tous points identique à celle du modèle précédent, je me suis rendu compte au fil des écoutes et avec les amplificateurs les “pointus” que la couleur des timbres gagnait en intensité.
Il est est clair, que le registre grave descend un peu plus profondément. Il est encore mieux défini; témoin le jeu de contrebasse de Valéria interprété par le Modern Jazz Quartet with Laurindo Almeida, mais aussi sur certains extraits vinyles tels que ceux que l’on trouve sur “Les Géants du Jazz~ Stéphane Grappelli & Bill Coleman.
Les fréquences aigües s’adoucissent et s’affinent à la fois pour laisser passer un message plus soyeux, plus lumineux, encore plus ouvert. C’est réellement sur les “pièces classiques” interprétées par Camille Berthollet seule  et Camille et Julie Berthollet  que j’ai trouvé une sonorité du violon réaliste, en conformité avec mes attentes, mais aussi avec la philosophie respective des différentes enceintes et amplificateurs analysés.
Les fréquences médium trouvent une texture très pure notamment avec les vocaux de Diana Krall (Quiet Nights) tout comme l’exceptionnel disque vinyle 45 tr/m Nameless par Dominique Fils-Aimé. Ce câble est un véritable vecteur de  transparence. Il véhicule un nombre impressionnant d’informations qui donne du corps aux mélodies et une grande richesse.

Pour ce qui a trait de la dynamique, le Beta G8 ne fera pas d’ombrage aux meilleurs amplificateurs du marché, et en tout cas pas à ceux qui ont été testés. Les sources numériques ou analogiques n’auront pas davantage à souffrir de son utilisation au sein d’un système bien composé et cohérent.

La conception aboutie de ce câble, son excellente isolation, laisse s’exprimer à leur guise les extraits musicaux les plus rythmés, les plus complexes, sans perte d’informations ou autre atrophie de la réactivité.
Je pense que Meedle de Pink Floyd et plus précisément One of These Days sont les garants d’un comportement sain et “soutenu”.

L’espace sonore a fait l’objet d’une attention toute particulière de ma part. Un câble mal réalisé, ou simplement pas adapté à la source et à l’amplificateur peut parfois conduire à venir perturber les teintes sonores, mais à confiner ou modifier la scène sonore.
Ce câble a pour qualité de laisser les électroniques s’exprimer librement. Ainsi la scène sonore m’est apparue fort bien structurée, d’une belle ampleur, et d’une aération  qui laisse chaque instrument, groupe d’instruments, choristes prendre leurs marques au sein de la scène sonore. Le Requiem de Mozart sous la direction de Herbert Von Karajan , tout comme la Toccata & Fugue de Jean-Sébastien Bach “vue” par Léopold Stokowski sont les témoins de l’excellent comportement de ces câbles en situations complexes.

Avec ces câbles, vous bénéficierez des excellents contrastes inhérents à des plans bien marqués et des pupitres méticuleusement positionnés. Les Beta 8G ne constituent en aucun cas des obstacles pour bien différencier les instruments, groupes d’instruments de premier plan de ceux de second plan. L’enveloppe d’un grand orchestre est plus que crédible : ce câble est ainsi en capacité d’accompagner des électroniques et sources numériques et analogiques de haut niveau pour tirer la quintessence des enregistrements à forte personnalité.

Très neutres, très droits, et parfaitement linéaires, ces câbles sont en quelque sorte de véritables caméléons. Ils prennent la couleur et adoptent le tempérament musical des  produits qu’ils ont pour mission de relier entre eux. En outre, ces câbles contribuent à rendre la reproduction fluide et sans contraintes. Evidemment, ils ne corrigeront pas les imperfections d’un enregistrement – ils n’ont pas été conçus pour cela. Ces câbles “travaillent” dans le strict respect de relier une source à un amplificateur sans rajouter des choses qui n’existent pas ou au contraire gommer d’infimes détails, nuances, ou couleurs tonales.

Le modèles Beta 8G est aussi un câble extrêmement agile. Il “épouse” le système audio et se plie aux exigences imposés par la source, l’amplificateur, et plus généralement de la musique en elle-même. Question rapidité, c’est un sans faute qui m’a permis de déguster de grandes fresques musicales, telles que la bande originale du film The Last of the Mohicans.

En matière de sensations fortes, vous pourrez compter sur ces câbles pour véhiculer une musique  remplie de densité, de matière, de couleurs étendues et variées. Qu’il s’agisse de disques vinyles, de CD, ou de supports dématérialisés, ces câbles ne feront pas de “coups tordus” aux excellents pressages ou aux prises de sons soignées. Pas davantage aux sources et électroniques de haut vol.

Ces câbles font leur travail, un point c’est tout. Un travail simple : de vous mettre en “prise direct” avec les artistes, leurs instruments, leurs voix, leur musique. Ce câble est un véritable vecteur d’émotions. Il ne cache absolument rien des innombrables “choses” qui rendent une partition, musicale vivante, communicative, et plein d’entrain. Le Beta dans sa configuration actuelle est un “agent” au service de votre système audio.

J’ai réellement perçu la valeur ajoutée de câble sur La Folia de la Spagna ~ Gregorio Paniagua. Les instruments baroques, flûtes baroques, cromorne, viole de gambe, sont reproduits avec des timbres très naturels et beaucoup de saveur. Sur les phrases musicales de faible intensité, le silence de fonctionnement renforce considérablement chaque nuance. Ce câble contribue, en outre, à favoriser le détourage des instruments et des voix afin de rendre la musique la plus authentique possible.

 

Conclusion :

Avec sa 8ème déclinaison, ESPRIT nous montre qu’une référence n’est jamais définitivement figée. Les derniers travaux d’optimisation sont réellement fructueux, plus précisément en phase pour valoriser les meilleurs éléments audio, et la musique qu’ils diffusent. Assurément, le Beta 8G sera un des meilleurs alliés d’un système audio expressif et élégant dont il assurera la cohérence de A à Z.

 

 

Prix : 1,20 mètre : 420 €
Prix : 0,60 mètre : 300 €

Test d’écoute réalisé par
Lionel Schmitt