CAMBRIDGE « Tout-en-un » EVO 150

 

Origine : Grande Bretagne
Assemblage : Asie
Amplificateur intégré / « tout-en-un »
Puissance : 2 x 150 watts / 8 Ω
Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz (±0/-3 dB)

1 entrée ligne XLR
1 entrée ligne RCA
1 entrée phono MM

2 entrées numériques optiques Toslink 16/24 bits 32-96 kHz PCM
1 entrée numérique coaxiale S/PDIF 16/24 bits 32-192 kHz PCM
1 entrée USB-A jusqu’à 24 bits 96 kHz (asynchrone)
1 entrée USB-B jusqu’à 32 bits 384 kHz (asynchrone) et jusqu’à DSD 256
1 entrée HDMI ARC
1 entrée Ethernet

1 sortie pré-out RCA
1 sortie sub RCA
1 prise casque jack 3,5 mm

 

Je dois avouer que je ne suis un adepte des produits CAMBRIDGE, mais je dois bien reconnaître qu’en son temps, l’analyse du préamplificateur-lecteur réseau NQ et du bloc de puissance W de la gamme EDGE fut loin de me laisser de marbre (voir banc d’essai ICI).

Par ailleurs, étant de la vieille école, je ne suis pas forcément un fan des systèmes « tout-en-un », préférant et recommandant les systèmes entièrement séparés. Mais, étant donné l’intérêt grandissant pour les produits totalement « intégrés », je dois me résoudre à m’ouvrir sur ce type d’électroniques. Aussi analyser les ensembles audio « tout-en-un » est désormais devenu indispensable car elles constituent des éléments incontournables dans le paysage audio actuel et qu’il a une forte demande en ce sens.

Dès le départ, CAMBRIDGE EVO 150 m’intriguait. J’avoue que l’étude de son descriptif, sa compacité, et sa superbe présentation ont eu une influence sur mon choix d’analyse. D’autres produits concurrents auront moins de privilège à être passés en revue dans ces colonnes.

EVO 150 est une électronique qui combine les fonctions de préamplificateur, amplificateur de puissance, dac et lecteur réseau. Sa section de puissance a la particularité d’être configurée en Classe D. Elle s’appuie sur des modules Hypex NCore. La section numérique « travaille » avec une puce ESS Sabre ES9018K2M. Petite taille mais grands moyens déployés pour cette gamme EVO

Qu’il s’agisse de Roon ou des enregistrements originaux TIDAL Masters dotés de la technologie MQA, de Spotify Connect, Apple AirPlay 2, Chromecast et Qobuz, tous les formats actuels sont pris en charge.
Par ailleurs, l’application StreamMagic est prête à s’adapter, peu importe ce que l’avenir nous réserve. Les formats audio ALAC, WAV, FLAC, AIFF, DSD (x256), WMA, MP3, AAC, HE AAC AAC+, OGG Vorbis n’ont plus de secrets pour ce « tout-en-un » tout terrain.

Cette toute récente référence EVO 150 se présente sous un format de petite dimension facile à installer, prenant peu de place (30,5 x 30,5 x 9,0 centimètres). Sa sobre présentation attire immédiatement l’attention.  Elle est principalement occupée par un magnifique écran LCD de 17 centimètres en couleur haute résolution de 6,8″ avec deux potentiomètres concentriques : un pour le volume sonore et l’autre pour la sélection des autres fonctions et choix des sources. L’interface est fonctionnelle et peut être reprise par une télécommande livrée d’origine. Une discrète fiche jack 3,50 affiche sa présence pour une écoute au casque. Même s’il existe des adaptateurs, ça n’aurait pas été un luxe d’opter pour une fiche conventionnelle de format jack 6,35.

Si l’on reste sur l’aspect cosmétique, la finition de ce produit est partiellement modulable. CAMBRIDGE a tenu à singulariser son produit par une petite touche de luxe. Le constructeur fournit d’origine deux paires de flancs : une paire en noyer, et l’autre paire en Richlite de couleur noire (matériau fait principalement à partir de papiers recyclés). Ce qui vous permet de personnaliser votre appareil au gré des jours et de vos humeurs.

La face arrière est complète en matière de connexions numériques. Elle comprend 2 entrées numériques optiques Toslink 16/24 bits 32-96 kHz PCM, 1 entrée numérique coaxiale S/PDIF 16/24 bits 32-192 kHz PCM, 1 entrée USB-A jusqu’à 24 bits 96 kHz (asynchrone), 1 entrée USB-B jusqu’à 32 bits 384 kHz (asynchrone) et jusqu’à DSD 256, 1 entrée HDMI ARC, 1 entrée Ethernet.

Nous pourrons nous contenter d’un nombre suffisant d’entrées analogiques. Une entrée phono exclusivement pour cellules à aimant mobile, vient compléter les deux entrées Ligne dont l’une est au format XLR. Une sortie bloc de puissance et une sortie sub viennent en renfort des possibilités de connexions. CAMBRIDGE a doublé ses bornes HP pour un bi-câblage éventuel. Elles acceptent les fiches banane, le fil nu et les fourches.

Ecoute et impressions  :

Les tests d’écoutes ont été effectués au sein de l’auditorium Audiofréquences-Hifi Nancy mis à ma disposition pour la circonstance, avec les éléments suivants :

– Enceintes acoustiques REVEL F206
– Câbles HP NORDOST Leif Red Dawn

Pour l’alimentation secteur : barrette NORDOST QB 8 Mk2, câbles secteur Lief Red Dawn de la même marque.

 

Extraits dématérialisés Qobuz : Golden Brown ~ The Stranglers – Take Five ~ Dave Brubeck Quartet – Balalaïkas Favorites ~ Osipov State Russian Folk Orchestra – Jazz på svenska ~ Jan Johansson – Les Marquises ~ Jacques Brel – Dvorak : Slavonic Dances ~ Minneapolis Symphony Orchestra – Direction Antal Dorati &  Royal Philharmonic Orchestra ~ Direction : Antal Dorati  – Sonate Kk 87 ~  Domenico Scarlatti ~ clavecin : Trevor Pinnock – Sonate Kk 87 – Domenico Scarlatti ~ piano : Mikhail Pletnev – The Music of Leroy Anderson ~ Frederick Fennell – Dance into Eternity ~ Omar Faruk Tekbilek – Jazz på svenska ~ Jan Johansson – The Last of the Mohicans ~ bande originale du film – The Epics ~ The City Prague Philharmonic Orchestra and Chorus – Quiet Nights ~ Diana Krall – « Prodiges » ~ Camille Berthollet – Meedle & the Wall ~ Pink Floyd – If I should fall from grace with God ~ The Pogues – Café du bon coin ~ Tri Yann – Collaboration par le Modern Jazz Quartet with Laurindo Elmeida – The Voice of The Trumpet & Mademoiselle in New York ~ Lucienne Renaudin Vary  –  Nameless ~ Dominique Fils-Aimé – A Swinging Safari ~ Bert Kaempfert – Cécile ma fille ~ Claude Nougaro – In Ireland ~ James Galway and The Chieftains, etc…

Philosophie musicale & esthétique sonore

Registres aigu & médium 

• Take Five ~ Dave Brubeck Quartet

Sur les registres médium et aigu, les ingénieurs Britanniques ont bien travaillé. J’ai retrouvé des caractéristiques communes à la série EDGE du même constructeur – c’est dire.

C’est avec un plaisir non dissimulé que l’on peut déguster en toute quiétude Take Five par Dave Brubeck Quartet. Sur le saxophone et les cymbales, nous bénéficions d’une écoute riche, mélodieuse, ouverte aux multiples couleurs que nous offrent cette prestation. Pas une once d’agressivité ne vient entacher le message sonore. La couleur du saxophone est claire, précise, soyeuse, suffisamment fine pour délivrer des nuances qui rendent l’écoute agréable. Nous sentons que les notes filent haut lorsque la situation le requiert. Sur les hautes fréquences EVO 150 se comporte divinement.

Le registre médium est bien fourni. L’idée de faire appel à la Classe D en amplification donne des résultats d’une superbe netteté. Il émane de cet extrait une foule d’informations qui rendent la musique encore plus mélodieuse. La sonorité de la caisse claire de la batterie constitue par exemple un excellent test pour juger des capacités d’analyse d’un produit. Le contact du ballet sur la caisse claire sont prodigieuses, tout comme les attaques franches et nettes. Réellement, Take Five est reproduit de manière vivante. Ce produit fait preuve d’une excellente ouverture qui rend toutes musiques sincèrement attachantes.

Transparence neutralité

• Naim ~ CD test Sampler N°6

Si les qualités d’analyse évoquées ne se démentent pas, nous pouvons aussi évoquer la très belle transparence qui ressort de quelques extraits issus de cet album test Sampler N°6 mis produit par le label Naim.

L’étincelant Tears of Joy d’Antonio Forcione brille de ses milles feux. La guitare, d’une belle précision est remarquablement reproduite avec un contenu riche en détails et en nuances et une sonorité qui fleure bon l’authenticité. Ce feu d’artifice musical ne serait rien sans le flot d’informations diffusé par les percussions, notamment la cymbale, le grelot qui viennent vous susurrer aux oreilles leurs multiples intonations. Nous sommes presque au niveau de certaines électroniques bien plus onéreuses,

Pas de colorations intempestives et ou trop prononcée : l’EVO 150 se montre plutôt neutre. En outre, il affiche une linéarité sur toute la bande passante audible. Cela rend l’écoute d’autant plus agréable que certaines couleurs se montrent assez proches de celles d’ instruments écoutés en live.

Registre grave

• Meedle & The Wall ~ Pink Floyd
• Collaboration ~ Modern Jazz Quartet with Laurindo Almeida.

Pour le registre grave, je suis un peu resté sur ma faim. En effet, EVO 150 ne descend pas aussi bas que souhaité. Je trouve même que les fréquences graves qui caractérisent habituellement The wall et Meedle de Pink Floyd  manquent de profondeur. Ce « combiné » ne va pas totalement jusqu’au bout de sa démarche d’exploration. Le constat est identique avec Valéria interprété par le Modern Jazz Quartet. C’est bien dommage car j’ai eu le sentiment de passer à côté de quelque chose d’essentiel.

En revanche, l’approche globale des fréquences graves me paraît bonne. Le jeu de contrebasse de Valéria se distingue par sa « propreté », sa lisibilité, sa fermeté et un suivi des notes inattaquable. Chaque note est bien tendue. Ainsi, on perçoit aisément la minutie du doigté du contrebassiste lorsque celui-ci pince les cordes de son instrument.

Sur One of these Days – extrait phare de Meedle de Pink Floyd, j’ai relevé le même degré de précision sur la double basse de Roger Waters. Le suivi mélodique est rigoureux, sans emballement ni flou artistique. La fougue de cette basse est de mise, ce qui nous fera partiellement oublier le léger manque de profondeur évoqué.  Paradoxalement, le poids, la consistance, la matière ne sont pas du tout pris en défaut.

Réactivité dynamique rigueur

• Golden Brown ~ The Stranglers

Je dois déjà mentionner que c’est un grand bonheur de retrouver Golden Brown par the Stranglers en version dématérialisée. Avec cet extrait, on s’aperçoit que EVO 150 est un produit énergique. Il convient bien aux musiques qui ont quelque chose à raconter. Question dynamique, il n’y a rien à dire : les capacités de réaction sont instantanées. Le rythme est soutenu, les phrases musicales s’enchaînent spontanément. EVO 150 a du répondant : les temps de montée, au demeurant non mentionnés par le constructeur, favorisent la rythmique qui, du coup, suscitent un enthousiasme débordant à l’écoute de Golden Brown.

Par ailleurs, il est inutile de pousser le volume pour bénéficier d’une écoute enjouée. Ce « petit » CAMBRIDGE a un cœur en parfait état lui autorisant de faire face à toutes les sollicitations et à tout type de musique. Sur cet extrait, on appréciera la nature pétillante et le côté vivace qui, par ailleurs, donne beaucoup de charme à cette interprétation unique en son genre. Les attaques de clavecin, celles des cymbales et de la contrebasse sont traitées avec une vigueur marathonienne. De plus, cet appareil travaille avec un dosage « réfléchi ». Contrairement à d’autres appareils, l’EVO 150 ne « fait » pas dans le démonstratif à outrance – c’est une caractéristique bien appréciable car, bien souvent, les produits de la concurrence, un peu en manque de souffle, affichent une fausse dynamique, devenant pénibles, voir monotones à la longue. De ce point de vue, ce « tout-en-un » fait un sans-faute qu’il me semble intéressant de souligner.

Fluidité

• The Voice of The Trumpet & Mademoiselle in New York ~ Lucienne Renaudin Vary

A l’instar des produits d’origine britannique, cette mouture EVO affiche une musicalité plutôt chantante, dépourvue de creux ou de bosses de toutes natures. Nous l’avons vu précédemment, ce « combiné » affiche une certaine douceur. Celle-ci s’accompagne aussi d’une fluidité de bon ton remarquée sur le jeu de trompète de Lucienne Renaudin Vary à travers ses deux premiers albums The Voice of The Trumpet & Mademoiselle in New York.

S’il est vrai que la prise de son et le mixage ont été particulièrement soignés, on tire une bonne satisfaction à l’écoute de ces « pièces musicales » souvent joyeuses et faciles à écouter. Cette facilité d’écoute repose sur une notion d’enchainement des phrases musicales aboutie et finalement assez proches du son analogique. La musique s’écoule spontanément, sans accroc avec un certain panache rencontré le plus souvent sur des éléments séparés de gamme plus prestigieuse. Ainsi, l’aspect mélodieux y gagne encore et incite à écouter toujours plus de musique.

Espace et scène sonores

• Dvorak : Slavonic Dances ~ Minneapolis Symphony Orchestra – Direction Antal Dorati
• Dvorak : Slavonic Dances ~ Royal Philharmonic Orchestra – Direction Antal Dorati

Vous souhaitez bénéficier d’un espace sonore ample, bien agencé, aéré et qui laisse passer un grand nombre d’informations, EVO 150 relèvera hardiment ce défi.  La scène sonore se montre holographique, sans limites apparentes. Ses dimensions permettront de goûter aux œuvres les plus prestigieuses; on comptera parmi elles les fabuleuses Danses Slaves d’Anton Dvorak sous la « dictée » d’ Antal Dorati.

Associé aux enceintes acoustiques REVEL F206, EVO 150 fait des prouesses et s’adapte parfaitement aux travail de création du compositeur. La mise en scène est bien organisée avec un équilibre gauche et droit d’une symétrie parfaite. EVO 150 privilégie l’aération dans les trois dimensions, ce qui est loin d’être négligeable.
L’image est d’une stabilité incontestable. Cette image panoramiquee prend un peu le dessus par rapport à la profondeur de champ. Cependant, les contrastes entre les différents pupitres sont bien perceptibles. On distingue les groupes d’instruments de premier plan de ceux de second ou troisième plan. Cela nous permet de goûter au jeu de chaque instrument soliste, jusqu’à ceux qui sont les plus isolés, parfois noyés dans la masse orchestrale; je pense notamment au jeu du triangle ou à quelques accords de harpe.

Le milieu de la scène sonore est bien fourni. Il forme avec chaque canaux un ensemble cohérent, complémentaire, de surcroît bien structuré. Les différents groupes d’interprètes affichent une présence non dissimulée, ce qui rend l’écoute encore plus naturelle. J’ajoute que la présence de l’orchestre dans la pièce d’écoute est assez fascinante.

Séquence émotion sens de l’expression

• Balalaïkas Favorites ~ Osipov State Russian Folk Orchestra

Pour la séquence émotion, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Si vous êtes un adepte de fortes émotions, alors l’EVO 150 sera un compagnon de route qui pourra vous faire frémir sur les musiques les plus expressives.

Parmi les innombrables albums titres disponibles chez Qobuz, Balalaïkas Favorites par Osipov State Russian Folk Orchestra vous fera découvrir ce dont est capable de reproduire ce CAMBRIDGE sur le plan émotionnel.
A vrai dire, je n’en attendais pas autant de sa part. La sonorité des balalaïkas se montre sous un jour particulièrement éloquent. Le réalisme de l’interprétation se matérialise déjà par la sonorité, le contact de l’onglet sur les cordes des instruments. EVO 150 est doué en ce qui concerne l’analyse des signaux et le degré de résolution poussé. La vibration du corps des instruments, nous révèle que la technologie embarquée favorise grandement les harmoniques. On le constate également sur les différentes percussions, le triangle qui délivrent une multitude de sonorités pleine de richesse et de subtilités.

L’excellente prise de son signée Mercury Living Presence se montre sur un jour particulièrement lumineux, sans pour autant être agressif. On y retrouve même une texture assez proche du pressage analogique d’origine. Autrement dit, CAMBRIDGE a souhaité donner à son produit une sonorité la plus réaliste possible. Tatillon comme je suis, il me semble bien que le but soit atteint.

• Nameless ~ Dominique Fils-Aimé

Habituellement utilisé dans mes tests en pressage vinyle 45 tr/m, cet album signé Dominique Fils-Aimé me sert de référence pour mettre l’accent (ou non) sur la communication avec l’auditeur. En écoute dématérialisée haute définition, la donne change quelque peu. La technologie n’étant pas identique, on observe des différences notables sur certains paramètres subjectifs.

Cependant, je peux dire que EVO 150 remplit bien son contrat en matière d’émotions intenses. J’ai retrouvé toute la substance présente sur la version vinyle originale. Une voix pure, un souffle d’air pur, une diction intelligible, une ambiance de studio feutrée et une présence de l’interprète dans la pièce d’écoute. Vous fermez les yeux et vous vous laissez bercer par le doux message de Dominique Fils-Aimé. Ce CAMBRIDGE est en capacité de vous couper du monde pour vous isoler avec l’interprète, tant la justesse du message sonore est saisissante.

Les effets magiques de la prise de son vous permettent d’entendre les percussions s’émanciper devant vous et même autours de vous avec une superbe liberté d’expression. Le jeu de contrebasse clair et précis trouve une place privilégiée qui amène une dose d’onctuosité supplémentaire à la voix qui ne l’est pas moins.

• Dance into Eternity ~ Omar Faruk Tekbilek

Par bonheur, j’ai retrouvé tout le contenu émotionnel qui caractérise Dance into Eternity dans cette version dématérialisée. Tous mes points de repères ont été identifiés. Outre la richesse des instruments les plus représentatifs, tels que le oud, la flûte, les percussions, EVO 150 a vraiment le don de provoquer de beaux moments de bonheur. Le petit frisson de plaisir ressenti sur les passages les plus expressifs ne s’est pas fait attendre.

EVO 150 s’y entend pour délivrer une musicalité sensuelle, bouleversante même, et bigrement attachante; une musicalité éblouissante qui vous immerge totalement dans un répertoire exotique, haut en couleur. La justesse de timbre du oud, de la flûte, la texture rayonnante des percussions restituées avec une délicatesse qui font plaisir à entendre et à découvrir. Enfin, J’ai vraiment senti que ce produit était animé par une joie de vivre identique à celle des interprètes, et cela se perçoit bien.

Conclusion :

Sous ses dimensions compactes, EVO 150 cache bien son jeu. Nonobstant un registre grave un peu « court », ce « tout-en-un » se montre éloquent sur bien des paramètres musicaux objectifs et subjectifs. Analyse du contenu musical, étendue du spectre sonore, réactivité, beauté des timbres sont des atouts à prendre sérieusement en compte lors du choix d’un équipement audio complet. Nul doute, que cette  mouture est en mesure de tenir la dragée haute à des éléments séparés de gamme et de prix voisin.

 

 

Prix : 2490 € (06/2021)

Test d’écoute réalisé par
Lionel Schmitt