REGA BRIO-R

REGA BRIO – R

Origine : Grande Bretagne
Amplificateur intégré à transistors
Puissance :
2 x 50 watts / 8 ohms
2 x 73 watts / 4 ohms
Bande passante : 12 Hz à 43 Khz
Distorsion : non spécifiée
Rapport signal / bruit : non spécifiée
4 entrées haut niveau RCA
1 sortie enregistreur.

Rega brio-r

REGA fait partie des marques audiophiles incontournables, et son concepteur Roy Gandy cultive et perpétue une tradition depuis quarante ans qui ne se dément pas : concevoir et réaliser des appareils fiables et musicaux. Autre point qui caractérise la marque : conserver au catalogue ses références le plus longtemps possible.

Pourtant, le modèle Brio-R succède depuis le milieu de l’année 2011 au Brio 3, qui avait alors subi quelques évolutions au cours de la décennie précédente, mais restait toujours d’actualité dans cette gamme d’amplificateurs. Il n’a pas échappé à ceux qui suivent l’aventure REGA que le Brio-R rompt clairement avec la présentation de son prédécesseur pour prendre le format de type  »boîte à chaussures » cher à nos amis d’Outre Manche, que la marque CYRUS (entre autres) affectionne au plus haut point depuis ses débuts.Si REGA a misé sur la sobriété de son nouveau bébé, le constructeur britannique a mis toutes les chances pour concevoir et réaliser un appareil qui se doit d’être, à minima, à la hauteur de son prédécesseur, tant sur le plan musical que sur celui de la fiabilité générale. Comme de coutume, toute l’électronique repose au sein d’une châssis composé de deux sections en aluminium en forme de  » U  » pour assurer une rigidité de premier plan. La taille réduite de ce châssis contribue aussi à réduire toutes formes de vibrations, et vise aussi à intégrer un circuit dont le trajet du signal est réduit à sa plus simple expression. Ce châssis repose sur quatre pieds de découplage en matériaux amortissants (pas de pointes de découplage).

La sobre face avant en altuglas rassemble l’ensemble des fonctions de pilotage, intégralement relayées par une mignonne petite télécommande très pratique à utiliser (le Brio 3 n’en possédait pas). Ces fonctions se résument à un réglage de volume sonore motorisé avec potentiomètre d’origine Alps, et deux touches, dont la première est dévolue à la sélection des cinq entrées commutées par relais, et la seconde pour la fonction  » Mute « . Le concepteur a fait l’économie d’un réglage de balance, qui s’avère pourtant bien pratique, voir indispensable lorsque l’enregistrement est déséquilibré et / ou lorsque les enceintes sont un peu trop directives.

Sur la face arrière, outre la prise secteur IEC et le porte-fusible, on dénombre six paires de fiches RCA, de qualité moyenne, configurées pour connecter quatre sources haut niveau, une platine vinyle pour cellules à aimant mobile (MM). La sixième paire de fiches RCA est destinée à un enregistreur analogique ou un amplificateur casque (merci Monsieur Gandy). A titre personnel, j’aurais apprécié une boucle monitoring intégrale (mais il semble que cette option soit passée de mode !). Enfin, quatre bornes HP viennent compléter cette face arrière compacte : ils ne permettront que le mono-câblage. Ces bornes acceptent le fil nu, les fiches bananes, et les fourches.
Puisqu’une carte phono est implantée d’origine, l’auditeur curieux que je suis s’est mis en quête de trouver la borne de masse ; celle-ci se trouve sous le châssis de l’appareil, ce qui va rendre la  » manœuvre  » peu pratique, voire hasardeuse.

Rega Brio-r intérieur

A l’intérieur rien que du très bon : un transformateur toroïdal de forte capacité, complété par une paire de condensateurs d’une valeur totale de 10.000 micro-farads seront les garants de la puissance de 2 x 50 watts sous 8 ohms (2 x 73 watts sous 4 ohms), et veilleront à ce qu’aucune faille ne vienne perturber l’écoute lors de fortes sollicitations, gros écarts de dynamique, et l’utilisation d’enceintes acoustiques de faible ou moyen rendement (88 à 90 dB). Chaque canal reçoit pour la circonstance une paire de transistors bipolaires d’origine Sanken Darlington vissés sur un large dissipateur thermique. L’étage de sortie fonctionne selon une configuration assimilée Classe A à faible courant de repos – cette différence est une évolution notable par rapport au Brio 3.

Un circuit imprimé rassemble les étages de préamplification et d’amplification, sur les bases d’un schéma simple sur lequel sont implantés des composants discrets et des composants montés en surface (CMS), de qualité, choisis et triés à l’écoute. Enfin, l’étage-carte phono placé au plus près de la fiche RCA ad’hoc n’est ni plus ni moins que la carte phono qui équipe le préamplificateur séparé Mini Fono du même constructeur.

ECOUTE 

Les tests d’écoutes ont été effectués en auditoriums : avec le lecteur REGA Apollo-R, les lecteurs ATOLL CD 80 SE et CD 100 SE, les enceintes acoustiques REGA RS 3, RS 5, B & W 683, 684, CM 8, câbles modulation et HP YBA Glass.

Par ailleurs, trois audiophiles qui utilisent cet amplificateur au quotidien avec un lecteur REGA Apollo-R, un Dac REGA, des enceintes Mulidine Allegretto V4, Rega RS 3 ou B & W CM 8 ont souhaité apporter leur petite contribution en donnant quelques témoignages précis, que j’ai inclus dans le compte rendu.

CD utilisés  : The Singing Clarinet par Giora Feidman – Modern Jazz Quartet – Quiet Nights par Diana Krall – Requiem de Mozart par Karajan – la Folia de Gregorio Paniagua – Modern Jazz Quartet with Laurindo Almeida – Misa Criolla par Ariel Ramirez – Tri Yann – Ramadou / Générations et avec L’orchestre National des Pays de Loire – La Stravaganza – 12 Concertos de Vivaldi par Rachel Podger.

TimbresFluidité 

Si l’amplificateur Brio-R s’inscrit dans la philosophie musicale bien connue des aficionados de la marque REGA, avec des timbres concentrés sur le registre médium, nous ne pouvons que nous réjouir qu’il sait aller un peu plus loin que les versions Brio des millésimes précédents. Pour ma part, le registre haut médium aigu monte un peu plus haut avec, de surcroit, une once de finesse nettement audible. Cela permet en tout cas d’enrichir le registre médium, pour lui donner par la même occasion davantage de pertinence. Je ne dirais peut-être pas forcément la même chose, en évoquant les registres grave et infra-grave qui accusent à mon sens une certaine limite subjective.

Globalement, et sans dire de façon nette que le Brio-R est absolument neutre, je lui trouve une cohérence et un équilibre général non dissimulés. En fonction des enceintes acoustiques utilisées, certaines teintes sonores prennent des couleurs tonales variables. On retiendra que dans un bon nombre de cas de figure, cet amplificateur intégré a pour principale vertu de sonner juste.
Si l’on prend en considération le CD Tri Yann – Ramadou / Générations qui associent judicieusement des instruments baroques et acoustiques avec des instruments électrifiés, doublés d’une rythmique bien marquée, on pourra alors apprécier la façon dont sont restitués les flutes, cromornes et bombardes, mais aussi la batterie, les percussions, la basse et la guitare électrique. Si la douceur générale prime avant tout, et sans trace de surbrillance outrancière, le message sonore s’avère fouillé et riche en toutes circonstances.

* L’auditeur A  me confie « qu’il retrouve les caractéristiques musicales assez proches de celles de sa platine analogique (Rega P3), et que cela s’entend, par exemple, très bien sur les vocaux de Patricia Barber ou Diana Krall ». « La douceur générale doublée d’une grande précision sont les qualificatifs qui me reviennent souvent à l’esprit ».

* L’auditeur B  apprécie « le filé soyeux du registre aigu qui file haut, sans pour autant se montrer agressif », « les vocaux ont une texture charnelle qui suggère une restitution naturelle ».

* L’auditeur C   « regrette un peu le registre grave légèrement en retrait, mais apprécie sur la musique classique et l’opéra le fruité et la matérialisation des cuivres, des cordes, et des percussions. Avec le Brio-R la musique lyrique prend un sens profond que j’apprécie particulièrement sur les ensembles vocaux, grâce à un registre médium riche et cette forme de clarté qui met bien en évidence tous les instruments de musique dans leur ensemble ».

Concernant le registre grave, nous sommes plusieurs à penser qu’il manque un tantinet de profondeur. Toutefois, et quelles que soient les enceintes utilisées, son assise est stable et sa tenue générale se confirme en toutes circonstances. Si je me réfère, pour l’exemple, à l’extrait  » Valéria  » interprété par le Modern Jazz Quartet, le jeu de contrebasse se distingue par sa lisibilité de haut niveau. L’analyse poussée autorise un suivi note par note de la partition et du déplacement des doigts du contrebassiste sur le manche de l’instrument. J’ai fait le même constat en ce qui concerne le jeu de piano qui révèle une lisibilité de haut niveau, mais dans deux cas de figure, l’infra-grave ne semble pas vouloir s’imposer. Si cela ne nuit pas au poids que pourrait avoir le piano, la contrebasse n’a sans doute pas la  » dimension  » nécessaire pour approcher celle de l’instrument d’origine.

* L’auditeur A : « je ne suis pas spécialement frustré par un manque quelconque de profondeur; j’aurais tout de même apprécié quelque chose de plus rond, ou plus enveloppant. Avec mes enceintes Mulidine, j’obtiens un registre grave qui me convient, et qui n’est pas envahissant ».

* L’auditeur B  pointe clairement un manque de grave sur certains passages. « Sur  » Billie Jean  » de Michael Jackson, la guitare basse est plus  »légère » et moins  » opulente  » qu’avec d’autres amplificateurs et je regrette qu’elle ne fasse pas trembler murs et fenêtres. Ce petit manquement se confirme notamment à moyen et faible niveau d’écoute ».

Comme cela est de tradition chez REGA, ce Brio-R ne rompt pas avec la tradition habituelle qui consiste à garantir une excellente fluidité et un enchaînement les notes « huilé ». Sur tous les styles écoutés, la musique coule avec délicatesse, sans fausse note, et sans ruptures d’aucune sorte. L’aspect  »moelleux » et bien cadencé va dans le sens d’une musicalité empreinte d’une très belle liberté : elle aboutit et débouche en permanence sur quelque chose d’aérien. On sent bien que cet amplificateur maîtrise tous les paramètres musicaux qui suggèrent une écoute à la fois vivante et apaisée, dépourvue, en tous cas, d’accrocs. Sur l’ensemble des extraits évoqués, le côté  » délié  » et libre est au rendez-vous : ainsi, cela permet à un auditoire large d’écouter de la musique en toute sérénité.

Dynamique – réactivité – rigueur – scène sonore 

Le REGA Brio-R fait converger vers un même point la dynamique, la rigueur, et la réactivité. D’une main de fer, il arrive à  » dompter  » le Requiem de Mozart en associant les cordes, les cuivres, les percussions, et les chœurs sans chahuter ou transformer cet extrait en une sorte « compote plus ou moins musicale », même à haut niveau d’écoute. Des chœurs, émerge la voix somptueuse de Maria Stader, qui évoque la pureté et l’expressivité. Les percussions  » sonnent  » avec une excellente fermeté, et forment alors un très bon contraste avec les cordes et plus généralement le reste de l’orchestration.

* L’auditeur A  soutient que « le Rega Brio-R est plus vivant et plus dynamique que son ancien Mira version 2000 ».

* L’auditeur B « apprécie la réactivité sur de la musique Rock, et écoute en boucle Thriller de Michael Jackson et plus particulièrement Billie Jean, rien que pour l’aspect tonique et particulièrement précis de la rythmique. Il assure que : « cet extrait me fait vibrer tout entier ».

* L’auditeur C  affirme qu’avec son nouvel équipement composé d’un Rega Brio-R il « redécouvre toute sa discothèque, et plus particulièrement l’Opéra ».

Non content d’être particulièrement réactif et rapide, cet amplificateur est aussi généreux sur le plan de la scène sonore. Inversement proportionnel à la taille de l’électronique, le Brio-R expose une scène sonore suffisamment ample pour rivaliser avec des électroniques plus puissantes et peut-être mieux armées que lui sur le plan de l’alimentation. Cela a pu être vérifié, une fois encore, sur le Requiem de Mozart qui se distingue par une dimension de  »bonne taille » pour emplir une salle d’écoute de superficie moyenne, sans apparaître ridicule. A titre personnel, j’ai ressenti également la même impression en écoutant Quiet Nights de Diana Krall où la chanteuse s’impose par sa présence au milieu de la pièce d’écoute.

* Auditeur A : « Patricia Barber inonde mon salon par sa divine présence, et je me surprends à taper du pieds sur les rythmes jazz bien cadencés et d’une superbe précision ».

* Auditeur B : « amateur de jazz, le son et le poids du piano donnent une impression de réalisme permanent qui me laissent à penser que mon amplificateur est une référence en matière de tempo ».

* Auditeur C : « sur différents extraits de Richard Wagner, j’ai le sentiment que cet amplificateur repousse les limites de ma petite salle d’écoute, tant la dimension de la scène sonore prend des proportions insoupçonnées ».

Vous l’avez bien compris, nous sommes plusieurs à penser que cet amplificateur intégré délivre une musique vivifiante et tonique. Il est vrai que lorsque j’écoute Tri-Yann et L’orchestre National des Pays de Loire, je prends conscience que le Brio-R a de l’énergie en réserve et qu’il la met au service des auditeurs avec un sens de la nuance et un respect des styles écoutés; je veux dire par là que cet amplificateur est énergique, mais n’en fait pas trop non plus.

Transparence 

Transparence et esprit d’analyse caractérisent depuis longtemps les produits qui sortent de la manufacture REGA; sur ce point, le récent Brio-R n’a rien à envier aux autres références de la marque. Le détourage des instruments et des voix pourra être plus ou moins marqué, selon les enceintes acoustiques et câbles utilisées. Cependant, c’est avec une grande satisfaction, que la voix chaleureuse de Diana Krall se détache de l’orchestration qui, en toile de fond, est judicieusement mise en valeur. Une palette étendue de petites nuances viennent chuchoter à l’oreille, tels que le grincement d’un accord de guitare, ou le pincement d’une note de contrebasse.
Sur divers extraits de Tri-Yann et l’ONPL, le tintement d’un triangle vient ça et là apporter un peu de piment à la partition, tandis que les quelques notes de mandolines sortent du flot orchestral sans que l’on y prête une attention particulière.
Dans un registre plus classique, les violons de La Stravaganza sous la direction Rachel Podger s’envolent littéralement, avec un filé soyeux et un sens prononcé en faveur de chaque articulation, qui mettent astucieusement en évidence l’habile jeu de chaque instrument ou groupe d’instruments de musique.

* Auditeur A : « je tire une grande satisfaction de chaque syllabe sur différents morceaux interprétés par Patricia Barber. Le mouvement de ballet sur la caisse claire de la batterie, et les petits coups de cymbales sont vraiment d’une excellente finesse et d’une précision redoutables ».

* Auditeur B : « le jeu de saxophone est d’une clarté incroyable, on entend à souhait la respiration du musicien, et surtout les bruits mécaniques de chaque touche qui ponctuent chaque note de musique ».

* Auditeur C : « les lyriques et toutes formes d’expressions vocales sont retranscrites avec une ferveur et un réalisme sensationnels. Sur les bons enregistrements, j’entends beaucoup de choses en arrière plan, c’est très attrayant et donne envie d’écouter beaucoup de musique ».

4° Communication avec l’auditeur

Convivial, volontaire, docile dirais-je même, le REGA Brio-R assoie sa notoriété sur sa faculté à délivrer une musique réellement naturelle. En ce sens, il se devait d’être respectueux de la qualité des timbres, mais aussi de viser à transmettre à l’auditeur de grandes sensations. A mon avis, l’objectif est largement atteint : cet amplificateur a du tempérament, un point c’est tout ! . D’une façon collégiale et non concertée, nous convenons que cet amplificateur est un vecteur d’émotions fortes, notamment à travers les vocaux. La voix de Diana Krall est suave, et suggère une proximité et une présence bien réelle dans la pièce d’écoute.
Particulièrement nerveux, le dernier né de chez REGA met l’accent sur le côté expressif des opéras de Richard Wagner (entre autres) avec reliefs marqués et un positionnement des musiciens au sein d’une scène d’écoute ample et aérée. Le détourage des instruments et voix permet d’accréditer le réalisme et donner une âme à la musique.

A titre personnel, j’ai été séduit par cette volonté de donner du corps à des instruments de musique baroques, comme je l’ai entendu sur La Folia de Gregorio Paniagua où chaque instrument baroque délivre des timbres à la fois précis et veloutés. Le clavecin a ici une saveur et une matérialisation qui permettent de goûter à une gamme de timbres étendue. On perçoit aisément le martellement sur les cordes de l’instrument, et celui-ci peut indifféremment se mettre à sonner de façon mate comme de façon étincelante.

Les chœurs qui accompagnent le Requiem de Mozart, tout comme ceux de la Misa Criolla d’Ariel Ramirez sont prenants et communicatifs : ils délivrent une chaleur humaine qui s’avère particulièrement persuasive. On entend très distinctement la reprise du souffle des interprètes à la fin de chaque phrase, ce qui conforte l’auditeur en matière de pureté.

Conclusion : 

Le REGA Brio-R est amplificateur intégré entièrement réalisé en Grande Bretagne à un prix compétitif qui lui confère une notoriété et un positionnement enviable dans la gamme des produits commercialisés à moins de 1000 €. Très convivial à utiliser, sympathique à regarder, cette nouvelle mouture est nettement plus puissante et mieux alimentée que les versions précédentes. Au passage, on gagne un peu en dynamique et en aération, ce qui nous vaut une écoute plus déliée et davantage étoffée. Si la bande passante subjective apparaît comme légèrement écourtée sur les extrémités, on ne relève pas de réels manquements ou quelconques formes de carences. Le REGA Brio-R saura de toutes les façons s’en faire pardonner sur bien d’autres paramètres, pour donner de la couleur et de la vie à la musique.

Aussi, et pour qui veut se constituer un système vraiment musical et attractif en terme de tarif, je recommande sans retenue cet amplificateur. Pour « chanter », le REGA Brio-R devra obligatoirement être associé avec une source, des enceintes et des câbles de qualité significative . En terme d’enceintes acoustiques, on le mariera volontiers avec des B & W CM 8, REGA RS 3 ou RS 5, et le REGA Brio-R fera aussi des ravages avec les PEL Quattro  » Plus « , JMR Euterpe ou BLISS.

Cotations : Musicalité : talentueuse
Appréciation personnelle : excellente
Rapport musicalité / prix : excellent

 

Prix : 700 €  (02/2013)

Test d’écoute réalisé par
Lionel Schmitt