GRYPHON Diablo

GRYPHON Diablo

Origine : Danemark
Amplificateur intégré à transistors
Puissance :
2 x 250 watts / 8 ohms
2 x 500 watts / 4 ohms
Bande passante : 0,1 Hz à 250 kHz
Distorsion : non spécifiée
Rapport signal / bruit : non spécifié
3 entrées haut niveau RCA
1 entrée symétrique XLR
1 entrée enregistreur
1 sortie enregistreur
1 sorties blocs de puissance

 

 

La grande surprise de cet été 2013 a été, entre autres, en ce qui me concerne la découverte de l’amplificateur GRYPHON Diablo. Peu connue en France, la marque GRYPHON est née sous l’impulsion d’un personnage dont la spécialité, c’est le moins que l’on puisse, s’appuie sur une conception confirmée des électroniques. Monsieur Flemming Rasmussen  » touche de près  » au petit monde de l’audio depuis longtemps. Nonobstant sa formation en peinture et arts graphiques, le fondateur de GRYPHON s’intéresse à la haute fidélité d’exception et plus généralement à la musique depuis plus de 25 ans, puisque très tôt il distribue dans son pays d’origine (le Danemark) du matériel audio de haut de gamme ; une expérience qui le conduit depuis 1985 à créer la marque GRYPHON AUDIO.
Pour réussir sans son entreprise, il fallait un corps et une âme à ces nouveaux produits : pour le corps, c’est à dire le design, Monsieur Rasmussen s’en est chargé personnellement, et pour l’âme, c’est à dire la section électronique, le père de GRYPHON s’entoure d’une équipe d’ingénieurs expérimentés. Il va s’en dire qu’avant de lâcher un produit dans la nature, Monsieur « GRYPHON » valide lui-même à l’écoute la réalisation finale.

La gamme GRYPHON comporte de nombreuses références au dessin original et soigné, dont deux amplificateurs intégrés : l’Atilla et le Diablo qui fait l’objet de ce banc d’essai. Le Diablo est un amplificateur intégré imposant et construit pour durer. Les matériaux utilisés inspirent la confiance et le poids de l’appareil ( 30 kg) requiert une certaine précaution de la part du futur possesseur de cet appareil lors de son installation (attention au tour de rein).

Outre cette masse imposante, le Diablo bénéficie d’un design et d’une présentation atypiques, ou tout au moins, qui sortent des sentiers battus. On sent que monsieur Rasmussen s’est donné beaucoup de mal pour réaliser un produit original. L’épaisse face avant de 15mm, sobre et de bon goût est faite d’un mélange qui mêle l’altuglas et l’aluminium. En son milieu, sous le logo lumineux de couleur rouge trône un afficheur à deux segments qui renseignera le propriétaire de l’engin sur les sources utilisées et « l’état de fonctionnement » général de l’amplificateur, dont le niveau de volume sonore requis. Une série de touches tactiles sont dévolues aux réglages de volume sonore, mute, sélection des cinq sources (dont une boucle monitoring), et la mise en standby (mise en veille).
Une télécommande en aluminium massif reprend intégralement toutes ses fonctions. On regrettera l’absence d’un réglage de balance, parfois bien utile, mais on appréciera en outre la possibilité de renommer les différentes entrées à sa guise.

La face arrière en tôle dont la rigidité à toutes épreuves ne pourra être prise en défaut est pour le moins chargée : deux rangs gauche / droite bien distincts nous indiquent que cinq sources haut niveau pourront être reliées à l’appareil via des connecteurs RCA isolés au téflon et directement boulonnés sur le châssis. Une paire de fiches XLR complète le tableau pour le branchement d’une source en mode symétrique, et deux sorties RCA (une fixe et une variable) sont respectivement dévolues à un enregistreur analogique avec boucle monitoring intégrale, et à un bloc de puissance supplémentaire ou un amplificateur casque. Le « plus » qui fait la différence se matérialise par les prises HP « maison » qui acceptent les fourches, le fil nu, et les fiches bananes.

Paradoxalement, GRYPHON n’a pas choisi de monter d’origine un étage phono, mais n’a pas oublié les amateurs de galettes noires puisqu’une carte MM / MC ad’hoc peut être installée en option via une carte optionnelle enfichable.

En ce qui concerne la construction : c’est du « lourd ». Le châssis est un assemblage d’épaisses tôles en acier zingué renforcées par un capot en aluminium épais. Ce capot au dessin apparent ne sert pas directement de dissipateur thermique, mais les nombreuses perforations sont destinées à évacuer les calories excédentaires, et Dieu sait si le Diablo en produit beaucoup. L’amplificateur repose sur quatre pieds en matière synthétique, qui n’ont rien de particulier mais assure un découplage visiblement efficace.

La brochure du constructeur nous apprend que l’appareil fonctionne en Classe AB. Pourtant il m’avait semblé que GRYPHON avait assis sa notoriété sur l’amplification en Classe A. Quoiqu’il en soit, l’amplificateur Diablo est configuré en mode double monophonie et son schéma est entièrement symétrique. Eu égard à la puissance annoncée, soit 2 x 250 watts sous 8 ohms, cette « machine d’enfer » intègre une alimentation gigantesque. Un énorme transformateur toroïdal d’origine Holmgren à deux enroulements secondaires (un pour chaque voix), complété par un total capacitif de 2 x 58.000 microfarads contribue à donner l’énergie nécessaire et assurer une stabilité en courant hors pair. D’ailleurs, nous verrons plus loin que le Diablo est totalement imperturbable en matière de tenue du courant et de la puissance, et ceci quelques soit la sensibilité des enceintes acoustiques.
Pour les étages de puissance, le concepteur a privilégié des transistors d’origine Sanken qui confirment la l’investissement en matière de « gréement » électronique; le fonctionnement s’effectue en faisant abstraction de toute contre-réaction, qui serait néfaste à la pureté du signal audio.

 

 

ECOUTE

Les tests d’écoutes ont été effectués en auditorium en deux séries avec le lecteur ESOTERIC K-07 et Dac ESOTERIC D-05, enceintes acoustiques LEEDH E2 et B& W 802 Diamond, câbles modulation YBA Diamond symétrique et asymétrique, câbles HP ESPRIT Kappa et YBA Diamond, et conditionneurs de courant FURMANN Elite 16 PF.

CD utilisés : Requiem de Mozart dirigé par Karajan – La Folia par Gregorio Panagua – Toccata et Fugue de Jean-Sébastien Bach dirigé par Camarata – Modern Jazz Quartet with Laurindo Almeida – Quiet Nights par Diana Krall – Double Jeu par Laurent Korcia – Tri Yann et L’orchestre National des Pays de Loire.  » Le Carnaval des Animaux  » de Saint-Saëns dirigé par Charles Dutoit – Misa Criolla par Ariel Ramirez –  » Cool Jazz  » interprété par Arthur H. – Air Varié d’après Colombi (école de Madène 17ème siècle).

1° Les observations

Contrairement à ce qui a été écrit dans la presse, cet amplificateur demande une période de chauffe significative (2 à 3 heures) avant de déployer tout son potentiel musical. Aussi, pendant les périodes de non utilisation, je recommande de mettre l’appareil en mode « veille » plutôt que de couper l’alimentation générale.

Une fois que le Diablo a atteint sa température optimale, la musique prend ses marques, et je dois l’avouer, elle n’a rien de banal. Je précise que l’écoute avec les enceintes LEEDH E2 est assez différente de celle effectuée avec les B & W 802 Diamond, mais dans les deux cas on peut immédiatement relever un tempérament quelque peu chaleureux, voire discrètement rond de la restitution sonore dans son ensemble. N’y voyez pas de ma part une critique particulière, mais une observation qui pourrait d’ailleurs convenir à bon nombre d’audiophiles. Ainsi, il faut bien avoir à l’esprit que le Diablo privilégie la douceur, et n’a pas pour vocation d’insister sur le haut du spectre.

Les timbres ont une texture plutôt veloutée, mais laissent toutefois apparaître une bande passante subjective extrêmement étendue. Le registre grave descend bas, et démontre une stabilité et une lisibilité sans équivoques. L’écoute de  » Valéria  » interprétée par le Modern Jazz Quartet révèle un jeu de contrebasse impeccable, sans bavure avec un sens du réalisme à faire dresser les cheveux sur la tête.

Le registre aigu semble au premier abord plus discret ; en fait il s’agit d’une illusion à jeter bien vite aux oubliettes. Arrivé à température, l’aspect terne des premières minutes laisse la place à une écoute lumineuse, cependant sans excès. Sur le même extrait on obtient un jeu de cymbale d’une très belle finesse empreinte de réalisme, surtout si l’on opère une comparaison avec d’autres électroniques qui ont souvent tendance à mettre en lumière le haut du spectre.

Entre le grave et l’aigu, il y a bien entendu le registre médium – celui-là même qui contient le plus grand nombre d’informations. En l’absence d’un registre médium fouillé, la musique apparaîtrait quelque peu fade, et à l’image de ce peut produire un MP3 ! Les ingénieurs de chez GRYPHON ont travaillé leur sujet de façon à donner à cet amplificateur intégré des possibilités étendues en matière de couleurs tonales. L’étendue des nuances est décelable dès immédiatement. Ah !, il faut écouter la  » Folia  » de Grégorio Panagua pour apprécier toute la substance de la musique baroque. Nom d’une pipe !, je n’en reviens encore pas de la couleur boisée des flûtes baroques et des cromornes, pas plus que du jeu de clavecin dont le grain, la finesse, et l’authenticité arrivent à un niveau de perfection très réaliste.

Compte tenu de l’alimentation « musclée » décidée par l’équipe de recherche et développement de chez GRYPHON, vous aurez vite compris que, en marge de la puissance de sortie, le Diablo avait une réserve d’énergie intarissable. Tout d’abord, il arrive à driver les enceintes LEEDH E2 sans faillir, mais de surcroît il s’exécute avec un superbe panache et un réalisme dantesque qui met immédiatement l’audiophile le plus exigeant (en l’occurrence moi-même) en condition pour affronter les masses orchestrales les plus chargées, les plus complexes, sans fléchir. Qu’il s’agisse du  » Requiem de Mozart  » dirigé par Karajan ou la  » Toccata et Fugue  » de Jean Sébastien Bach, le manque d’énergie, et la physionomie brouillonne sont tout bonnement bannis du paysage musical ! – il est donc impossible de mettre le Diablo à genoux. Cet amplificateur réagit au quart de tour : sa réactivité et sa rapidité d’exécution sont des constantes qui conduisent à admettre que l’auditeur a en face de lui un amplificateur qui produit une musicalité sincère et sans concession.

2° Les évidences

Nous allons maintenant approfondir les caractéristiques spécifiques de cet amplificateur intégré, et montrer qu’il y a beaucoup de choses à nous raconter, et ce, quelque soient les enceintes acoustiques utilisées. Tout d’abord le Diablo s’ouvre sur une forme d’expression singulière et sans concession à l’auditeur. La scène sonore adopte une dimension holographique de meilleur effet et s’épanouit facilement dans les trois dimensions. Il faut cependant avoir à l’esprit – Dieu merci – que cet amplificateur n’a rien d’extraverti ; il évite d’en mettre plein la vue à son auditoire. Si la scène sonore est d’une remarquable ampleur, le Diablo conserve toujours le respect de l’enregistrement qui lui est confié. La restitution musicale se caractérise par un parcours qui invite l’auditeur à découvrir la musique en plongeant au cœur de l’orchestre.

De facto, on s’aperçoit rapidement qu’il y a beaucoup d’espace entre les interprètes ou les groupes d’interprètes, on y devine même leur positionnement physique lors de la prise de son. Cela m’amène à pointer du doigt l’étagement des plans et le relief particulièrement bien marqués, qui favorisent le discernement de chaque instrument ou groupe d’instruments de musique. De toute évidence, le Diablo a un sens poussé de l’analyse qui l’autorise à pouvoir détourer admirablement chaque instrument et chaque voix. A tout dire, on est bien loin d’une restitution décharnée et approximative.

Avec un tel état d’esprit comment voulez vous remettre en question la transparence qui résulte des observations précédentes ? Cet amplificateur divulgue sans cesse et sans limites apparentes des centaines de petits détails, d’infimes nuances, que seules les électroniques bien pensées peuvent délivrer, et croyez moi, elles ne sont pas légion ! Comme on le dit dans le jargon, la musique est très documentée. Sur le plan pratique, on pourra facilement en juger lorsque l’on écoute  » Double Jeu  » de Laurent Korcia; l’interprète se fait un malin plaisir à faire vibrer son instrument et à faire pleurer son auditoire. Le filé à la fois précis et soyeux de l’instrument donne la chair de poule, d’autant que les vibratos incarnent un réalisme d’exécution bluffant.

Parmi les évidences qui définissent le tempérament de l’amplificateur et la structure, de la scène sonore, il n’est pas inutile s’insister sur l’étagement des plans et le magnifique relief qui permettent réellement de « visualiser » chaque instrument ou groupe d’instruments de musique ou choriste dans l’espace. Il en résulte une structure sonore aérée et déliée qui s’appréhende particulièrement bien lorsque l’on écoute certains passages du  » Carnaval des Animaux  » de Saint-Saens dirigé par Charles Dutoit.

Par ailleurs, sans basculer dans quelque chose d’envahissant, le Diablo détient une force de persuasion et une capacité de réaction indéniables. La dynamique foudroyante est indiscutable, lorsque l’on écoute  » Cool Jazz  » interprété par Arthur H. La batterie et les percussions sont d’une franchise et d’une netteté qui se manifestent par une rigueur absolue dans le comportement général. Aucune bavure ou approximation n’a été relevée y compris à haut niveau d’écoute. Les accords de basse fretless sont reproduits ici avec une lisibilité déconcertante et une formidable fluidité. On peut aussi noter au passage que le Diablo a des possibilités réelle pour descendre dans l’infra grave sans faillir. Enfin, les quelques interventions impromptues de violon qui ponctuent la partition donnent une touche d’exotisme tout à fait particulière à cet extrait musical un peu « décalé ».

3° La communication avec l’auditeur

Le « Choc des Titans ! » voici comment je définirais les effets que m’a procurés l’écoute de cet amplificateur survitaminé. Pour commencer; le  » Requiem de Mozart  » dirigé par Karajan s’est intégralement livré à moi avec toute une panoplie de nuances délicatement « mise en jeu ». La puissance des chœurs est incontestablement le meilleur test qui permet de juger du potentiel d’un amplificateur. Avec les enceintes acoustiques LEEDH E2, j’ai eu le sentiment de passer à autre chose et de participer directement à l’expression musicale. Emane de ces chœurs la douce voix de Maria Stader qui se détache du flot orchestral avec une légèreté et une conviction tellement prenantes, que l’on en perdrait son latin. Autant dire que le frisson d’émotion est garanti, grâce à la texture très naturelle dans la formulation de chaque mot.
Par ailleurs, la masse orchestrale forme une sorte d’enveloppe de la quelle surgit une multitude de nuances, de couleurs, d’attaques rondement menées. On assiste à une grande maîtrise d’ensemble, et on imagine sans peine Hebert Von Karajan diriger l’orchestre d’une main de maître.

Mieux encore : je suis resté ébahi lorsque j’ai entendu le  » Kyrie  » qui illustre la  » Misa Criola  » d’Ariel Ramirez : quelle pureté, quelle conviction, quelle volonté à vouloir communiquer. Les interprètes sont réellement présents dans le salon d’écoute. On dirait qu’ils s’expriment exclusivement pour vous, et. la distance entre les interprètes et l’auditeur s’en trouve pour la circonstance réduite. L’ambiance du local où a été effectuée la prise de son vous invite à plonger dans cette ambiance mystique propre à ce style de musique. Vous n’avez pas idée de ce que cela procure. Le seul accompagnement de tambour en dit déjà long sur la gestion des harmoniques, sur la façon dont les notes s’éteignent lentement dans le temps, et évoluent dans l’espace. On arrive à déceler sans peine la texture de la peau naturelle du tambour, la façon dont elle est tendue, et la qualité des impacts.
Par ailleurs j’insiste bien sur le fait que cette atmosphère insolite n’est pas du seul fait de cet amplificateur, et que les enceintes LEEDH E2 ont largement contribué à me faire participer à cette « découverte » musicale.

Plus je l’écoute, plus je me dis que le GRYPHON Diablo a tout de même un sacré don pour étonner l’auditeur en matière d’expression « lyrique ». A ce sujet, je ne cacherais mon enthousiasme à redécouvrir Diana Krall au travers de son CD  » Quiet Nights « . Tout le charme dont use l’artiste se trouve ici concentré de façon à vous faire savourer sans lassitude chaque extrait de son album. L’excellente orchestration savamment mise au grand jour par le biais d’une prise de son impeccable accompagne chaque syllabe, avec en filigrane un florilège de subtilités astucieusement mises en évidence. Les petits coups de cymbale ont une formulation d’une extrême finesse, et les frets sur le manche de la guitare n’échapperont pas à une oreille exercée. Les discrètes nappes de violons évoluent en contrepoint pour venir « tutoyer » chaque note d’un piano à queue, mettant davantage en valeur la voix suave de cette artiste.

Un autre « morceau de bravoure » m’a littéralement bouleversé : il s’agit d’un extrait musical anonyme du 17ème siècle d’après Colombi (sélection Onkyo France). Cette pièce pour clavecin et cordes enregistrée en public se porte garante d’un bouquet de timbres d’une richesse et d’une présence inoubliables. Le clavecin intelligemment accompagné d’une section de cordes à haute teneur en couleurs s’avère d’un réalisme confondant. Ne voyez pas dans cette description une musicalité coincée ou trop intellectuelle, mais au contraire une musique entraînante et spontanée. Ce clavecin, justement, exprime une forme d’authenticité telle, qu’elle touchera l’auditeur en plein cœur.

Sans qu’il soit question de romantisme outrancier, on décèle clairement l’application et l’implication de l’interprète, notamment lorsque celui-ci entraîne les autres musiciens à le suivre, et lorsque celui-ci se met à accélérer le rythme en insistant notamment sur chacun des claviers de l’instrument pour donner la mesure. Les attaques et de doigté donnent alors le ton et le tempo d’une ligne mélodique irréprochable. L’ensemble de violons et violoncelles donnent beaucoup de sens à l’interprétation ; leur souplesse et leur matérialisation contribuent à souligner le jeu de clavecin, pour former ainsi un accompagnement qui transporte l’auditeur dans un univers médiéval au demeurant fort plaisant. Les applaudissements, qui concluent la fin de ce passage musical me paraissent vraiment très probants et indiscutablement naturels : ils démontrent l’enthousiasme et le plaisir non dissimulé de l’auditoire à découvrir une œuvre d’une grande richesse.

Conclusion :

Il y aurait encore tant de choses encore à dire sur l’amplificateur intégré GRYPHON Diablo, et j’aurais pu consacrer de nombreuses pages pour décrire tous les extraits musicaux choisis lors de ces deux séances d’écoutes. Que faut-il retenir ? Le Diablo est un amplificateur très haut de gamme dont le prix me semble justifié en regard de ses prestations musicales et artistiques. Pas forcément d’une neutralité absolue, il apporte pourtant une restitution épurée et sans caricature. Le Diablo est aussi un amplificateur puissant dans tous les sens du terme : mais son principal objectif est de respecter scrupuleusement les lignes mélodiques et de reproduire la musique avec un ton que je qualifie de noble. Au fil des heures d’écoutes, il n’est pas rare d’obtenir des sensations nouvelles, voire inhabituelles. Cet amplificateur surprend grâce à son pouvoir de résolution et de conviction très poussés. Enfin, le Diablo requiert d’être associé à des enceintes, une source, et des câbles d’exception. Si ces critères sont respectés, le Diablo saura vous ravir et vous étonner pendant de très longues années et peut-être pour la vie : un véritable investissement sur le long terme.

Cotations : Musicalité : impressionnante
Appréciation personnelle : émotions garanties
Rapport musicalité / prix : bon

 

Prix : 12150 € (09/2013)

 

Test d’écoute réalisé par
Lionel Schmitt