ESOTERIC I – 03

ESOTERIC I – 03

Origine : Japon
Amplificateur intégré à transistors
Puissance :
2 x 180 watts sous 8 ohms
2 x 240 watts sous 4 ohms
Réponse en fréquences : 5 Hz à 70 kHz
Distorsion : 0,03%
Rapport signal / bruit : 110 DB
3 entrées haut niveau RCA
2 entrées haut niveau XLR
1 sortie pré-out fixe ou variable
4 sorties HP

 

 

Qu’on le veuille ou non, la marque ESOTERIC interpelle, et lorsque l’on rencontre sur sa route des produits ESOTERIC, il est quasiment impossible d’y rester insensible. Sur le plan esthétique, les produits de la marque Japonaise peuvent ne pas plaire, mais reconnaissons que la présentation est en tous points immaculée. Dévoilé au cours de l’année 2011, le récent amplificateur intégré I – 03 ne déroge pas à la règle « maison » qui consiste à concevoir et réaliser du matériel savamment conçu et impeccablement réalisé, avec cette volonté de s’afficher sur le créneau haut de gamme.

Sur le plan esthétique, le I – 03 incarne la sobriété même : un afficheur central renseignera l’utilisateur sur les fonctions en cours, et de part et d’autre deux roues codeuses permettent le réglage du volume et la sélection des sources haut niveau qui sont au nombre de cinq. Une télécommande de poids conséquent permettra d’étendre le champ des possibilités de réglage.

Le I – 03 est un appareil volumineux, impressionnant, et lourd (30 kg) qui en impose réellement. Le châssis est constitué de plaques en acier de 2mm à 5 mm d’épaisseur; il repose sur 3 pieds de découplage spécialement étudiés pour vaincre toute forme de vibrations externes de toutes natures. La façade et le couvercle sont façonnés dans de l’aluminium de forte épaisseur du plus bel effet. On sent que le I – 03 est fait pour durer, comme le confirment aussi la conception de son électronique et des composants utilisés.

Le châssis comporte différents compartiments entièrement séparés, rigides, totalement isolés des uns des autres, qui accueillent différentes cartes dédiées à l’alimentation, la section préamplificatrice, et la section bloc de puissance.

Pour être un peu plus précis, l’architecture de la section préamplificatrice et amplificatrice sont totalement configurées en double mono, et les circuits sont totalement symétriques de l’entrée à la sortie. On peut ainsi dire que le I – 03 regroupe 2 préamplificateurs et 2 blocs de puissance au sein d’un même châssis. L’alimentation fait appel à un monstrueux transformateur El Core de 1000 volts ampère réalisé sur cahier de charges pour ESOTERIC. Ce transformateur est totalement isolé afin de prémunir les cartes de préamplification contre toute forme de rayonnement ou pollutions électro magnétiques.

L’amplificateur fonctionne en classe D, et l’importante puissance de 2 x 180 watts sous 8 ohms est assurée grâce à une alimentation stable qui fournit l’énergie nécessaire pour driver les enceintes les plus complexes du moment, et / ou au rendement faible, sans sourciller. Il est étonnant de constater que même en cas de fortes sollicitations, l’amplificateur chauffe peu dans la mesure où l’évacuation des calories est assurée par l’imposant châssis. ESOTERIC précise qu’il n’a pas cru bon de mettre en œuvre une alimentation dite à découpage …

Les photographies disponibles sur le site internet du constructeur ou de l’importateur dévoilant l’intérieur de la machine montrent que le constructeur a recours à des circuits de petite taille, et limite le nombre de composants passifs sur le trajet du signal, afin de ne pas perturber le fragile signal audio. On notera également que, dans le même objectif, les cartes de préamplifications sont positionnées au plus près des connecteurs. Le choix des composants électroniques a fait l’objet d’une sélection drastique, effectuée sur la base de nombreuses d’écoutes. Aucun compromis n’a été permis sur ce choix, et on ne sera pas surpris de trouver par exemple des condensateurs d’origine allemande Wima, et un câblage interne en cuivre pur à 99,99%, qui ont une influence bénéfique sur une restitution musicale qui se veut sans concession.

Au chapitre des possibilités de connexions, le I – 03 pourra accueillir 3 sources haut niveau au format RCA asymétrique, dont l’une d’elle peut être transformée en étage phono MM / MC. En complément, cet amplificateur intégré est doté 2 entrées symétriques XLR, ce qui n’a rien d’étonnant eu égard à la typologie de ses circuits. 1 sortie RCA peut aussi être, au choix, utilisée en mode Pré Out ou Record Out, et on se réjouira que le I – 03 puisse être au centre d’un système de bi-amplification : ON1 = Bi amp, ON2 : juste préamplificateur. Enfin, implantée de façon très discrète en façade, une fiche jack 6,35mm comblera les amateurs de l’écoute au casque.

Mentionnons que le contrôle de volume Esoteric DVC (Dual Volume Control) travaille en mode monophonique, et gère les deux canaux de façon totalement indépendante, et de facto, remplace le classique réglage de balance.

La télécommande autorise quelques possibilités de « programmation » au niveau des entrées et il sera possible de renommer et repérer les entrées d’origine via l’afficheur central de couleur bleue. Le niveau de chacune des entrées peut être adapté, tout comme la balance. En outre, si l’utilisateur ne dispose que de deux sources (XLR1 et RCA3/Phono) les trois entrées restantes peuvent être désactivées, donc pas besoin de passer de XLR1 à XLR2, puis RCA1 et RCA2 pour atteindre RCA3 ; ESOTERIC a aussi le sens du pratique !

 

Enfin, une mention particulière peut être décernée pour les connecteurs d’entrées / sorties de haut de gamme directement boulonnés sur la plaque de fond en acier via une isolation en téflon. 4 bornes HP permettent de relier cet intégré aux enceintes acoustiques, par le biais de fiches bananes, fourches, ou câbles nus. Ces bornes n’autorisent pas le bi-câblage, mais rappelons qu’il n’a pas été prouvé jusqu’ici que le bi-câblage apportait une valeur ajoutée significative dans tous les cas de figure, et je suppose que si ESOTERIC a renoncé à doubler ces borniers, c’est qu’il avait des raisons précises de le faire.

ECOUTE

Les tests d’écoutes ont été effectués en 2 séances avec le lecteur CD / SACD ESOTERIC K – 03, les enceintes acoustiques LEEDH E (et accéssoirement B & W 802 Diamond), et câbles de modulation et HP YBA Diamond

CD utilisés  : Ainsi parla Zarathoustra de Richard Strauss (ouverture) – Doubles Jeux par Laurent Korcia – la Folia de Gregorio Paniagua – Modern Jazz Quartet with Laurindo Almeida – Misa Criolla : Kyrié d’Ariel Ramirez par José Luis Ocejo – Tri Yann et l’Orchestre National des Pays de Loire – Romance de la suite symphonique de « Lieutenant Kué » de Serge Prokofiev.

Timbres 

Il est amusant de constater que l’importateur ESOTERIC en France présente la marque par ce préambule :  » Au commencement était la source !  » . Au delà de toute considération marketing, l’image me paraît au demeurant judicieuse dans la mesure où c’est sans aucun doute la pureté et surtout l’absence de signature sonore qui caractérise les produits de la marque, et en particulier le I – 03. Si l’on prend soin de lui associer une source de même nature et des enceintes absolument acoustiques dépourvues de toutes traces de colorations, alors nous aurons la garantie d’obtenir une restitution musicale qui pourrait s’apparenter à au jet d’une eau de source dont la pureté serait originelle.
Il apparaît que c’est justement le sentiment que j’ai pu avoir en écoutant la  » Romance  » de la suite symphonique « Lieutenant Kué » de Serge Prokofiev.
Quel plaisir d’entendre l’introduction aux violoncelles doublée en arrière plan d’une grande variété de phrases musicales interprétées en contre chant par de subtils violons, relayés eux-mêmes par des cors anglais à la sonorité prenante. Interviennent ensuite quelques notes de xylophone dont la matérialisation fait frémir d’émotion ; se succèdent, s’opposent, et se mêlent tour à tour un jeu de hautbois et de basson qui trahissent au plus haut point les matériaux dans lesquels sont façonnés les instruments de musique : le bois. Les variations de flûtes traversières se superposent avec une grâce et un filé très facilement identifiables.
Le I – 03 fait preuve d’un discernement qui place la musique de Prokofiev au rang des découvertes ou redécouvertes, et je comprends aujourd’hui pourquoi le chanteur Sting avait du être sensible au charme langoureux, voir mélancolique de cette mélodie, et s’en est largement inspiré dans sa chanson  » Russians « .

Oui, cette  » source musicale  » au sens premier du terme, qui coule sans tarir est sans aucun doute incarnée par le déroulement des notes de harpes qui s’égrènent avec cette souplesse, ce côté aérien et cristallin soulignent le délié de chaque note de musique. A travers le jeu de violoncelle et de harpe, on ne peut même plus évoquer la notion de timbres, car les vibratos sur le manche du violoncelle ainsi que les arpèges de harpe sont matérialisés avec une finesse et une justesse qui ne laisse pas l’auditeur indifférent.

Dans un autre registre, j’ai trouvé vraiment plaisant le respect des timbres de différents instruments classiques ou baroques qui illustrent  » la Folia  » de Gregorio Paniagua . Qu’il s’agisse de la guitare classique ouvrant le bal, en passant par les flûtes baroques, l’intervention ponctuelle du saxophone, je n’ai jamais eu de doutes ou d’interrogation relatives à la couleur des timbres. Je peux même assurer que tout audiophile exigeant peut être serein lorsqu’il sera confronté à la restitution du clavecin par exemple, ou qu’il sera amener à juger le pizzicato ou le jeu d’archet d’un violon ou d’un rebec. Ce qui est intéressant au travers de ces écoutes, c’est d’être invité à une écoute où la restitution est matérialisée, en tout cas proche d’une écoute en direct. Les musiciens qui ont l’habitude de pratiquer, ne s’y tromperont sûrement pas.

Pour être complet, ce qui me semble important, ce n’est pas seulement la comparaison d’un produit par rapport à un autre, mais lorsque l’enregistrement et la prise de son sont de haute qualité, c’est d’aller jusqu’au bout de la démarche qui consiste alors à faire un parallèle entre un amplificateur (ou un système complet) et des instruments de musique que l’on connaît bien.

Transparence 

Cet amplificateur possède un sens de l’analyse très développé, mais par rapport à certains produits de la concurrence, cette analyse repose essentiellement sur le respect des timbres, des ambiances, de la prise de son, qu’il a un malin plaisir à mettre en valeur, mais pas en évidence. La nuance entre mise en valeur et mise en évidence prend ici un sens particulier. En général, les produits analytiques finissent par pêcher par excès et par défaut au point de déraper vers une forme de caricature, notamment vers le haut du spectre. Avec certaines enceintes, certains câbles, certaines sources, le côté très, voir trop lumineux du haut du spectre bascule assez rapidement sur une forme de crispation à fort niveau d’écoute.
Le I – 03 n’a pas cette caractéristique. Chaque instrument de musique et chaque voix sont analysés avec respect, et toute forme de voile ne vient jamais entacher l’écoute. C’est sans doute sur les excellents enregistrements de « la Folia » de Gregorio Paniagua et sur la Romance de la suite symphonique de  » Lieutenant Kué  » de Serge Prokofiev que ce constat est le plus probant.
Quel bonheur d’entendre le clavecin émerger des instruments baroques pour la Folia, et de se laisser bercer par les quelques arpèges de harpe sur la Romance de Prokofiev …

L’aspect tri-dimensionnel joue alors en faveur de chaque instrument de musique, et l’absolue fluidité complète une restitution qui se veut riche, réaliste, fouillée, mais toujours empreinte d’une douceur dosée à sa juste valeur. Il est très clair que la source (ESOTERIC K – 03) et les enceintes (LEEDH E) qui ont servi à cet exercice d’écoute n’y sont pas étrangères.

Dynamique – réactivité – rigueur – scène sonore

Le fonctionnement en classe D, les capacités de l’alimentation, et l’importante réserve de puissance ne pouvaient que plaider en faveur d’une dynamique et d’une réactivité à toutes épreuves. Pour reprendre une expression chère à certains chroniqueurs, c’est vrai que le I – 03 accélère comme une Ferrari. Toutefois, et contrairement à d’autres produits, cette accélération est maîtrisée. Si l’extrait musical s’avère calme, l’amplificateur prend le soin de respecter le tempo : pas plus, pas moins. Ainsi, lorsque l’on écoute le « Kyrié d’Ariel Ramirez par José Luis Ocejo », l’auditeur n’a nullement l’impression d’être brutalisé par les chœurs; au contraire il est baigné dans une forme de sérénité qui caractérise bien souvent la musique religieuse.

A l’inverse lors de l’écoute de l’ouverture de « Ainsi parla Zarathoustra » de Richard Strauss , je vous prie de croire que ça secoue. La montée en puissance de l’orchestre s’affranchit de toutes contraintes, avec une aisance et une rigueur qui pointent du doigt les facultés de cet amplificateur pour libérer l’expression musicale. De fait, la scène sonore emplit la salle d’écoute spontanément, et quelques effets holographiques démontrent l’étendue de la scène sonore dans les trois dimensions.

On peut réitérer ces constats avec « Tri Yann et l’Orchestre National des Pays de Loire », mais dans ce cas précis le I – 03 avait pour mission de gérer une charge complexe qui associe des instruments acoustiques, électriques, des chœurs, une batterie, des percussions. De cet ensemble puissant et expressif, dont la prise de son est par ailleurs discutable, émergent pourtant de multiples détails très distincts, tels que le son du triangle et quelques notes de mandoline. Le I – 03 met tout en place de manière intelligente et ordonnée, et ne fléchit à aucun moment lors des grands écarts de dynamique.

Pas d’inquiétudes à avoir lorsque l’on écoute « Valérie » par le « Modern Jazz Quartet with Laurindo Almeida ». Pour ceux qui connaissent ce CD, il y a sur cet extrait un jeu de vibraphone qui constitue une sorte d’examen de passage permettant de juger du comportement d’un produit ou d’un ensemble audio. L’intensité de l’instrument est telle, qu’une fois sur deux l’instrument se met à « partir en vrille » avec à la clef une sorte de distorsion plus ou moins soutenue, suivant les cas de figure. Autant le dire de suite, le I – 03 a passé le cap sans froncer les sourcils et avec un filé qui caractérise l’instrument de musique et confirme la rigueur avec laquelle l’amplificateur traite le signal et, de fait, la musique.

Autre point d’importance à relever : la bande passante extrêmement large joue un rôle important dans la définition, la lecture, et le poids que prennent les instruments de musique. C’est notamment sur  » Valéria  » interprété par le  » Modern Jazz Quartet with Laurindo Almeida  » que je me suis régalé lorsque j’ai entendu le poids que prenait chaque note de piano, la franchise avec laquelle chacune d’elle était reproduite, et cette ligne de contrebasse dont la lisibilité, la définition, et la profondeur ne peuvent jamais être prise en défaut.

Enfin, à mon sens il aurait été regrettable de passer sous silence la notion de scène sonore. Sur la majorité des extraits retenus, on observe aisément que la scène sonore est d’une stabilité remarquable, quelque soit le niveau d’écoute et / ou les sollicitations requises. Quelques soient les enceintes acoustiques utilisées (B & W 802 Diamond ou LEEDH E), on a le sentiment que la musique épouse la pièce d’écoute, sans débordement ou boursoufflure d’aucune sorte. Dans un second temps, la scène sonore prend une dimension généreuse, mais respectueuse de la prise de son d’origine. La musique n’est jamais projetée à la figure de l’auditeur, mais elle se déploie naturellement vers lui avec un infini respect de « l’environnement musical ». L’étagement des plans a été minutieusement vérifié, et il ressort de cette observation un positionnement des musiciens et des pupitres très bien structuré.

4° Communication avec l’auditeur 

Le I – 03 nous gratifie d’un grand nombre de qualités objectives qui contribuent à délivrer une forme d’expression très naturelle, c’est un fait établi. Mais, il a aussi quelque chose de plus qui lui permet de se démarquer des « gros amplificateurs » qui délivrent des watts à tout va, sans chercher à faire dans la dentelle. Le I – 03 n’est pas démonstratif, il n’a pas cette analyse chirurgicale, qui peut se transformer en inconvénient dès que l’on est confronté à un enregistrement difficile. En définitive, le I – 03 est … lui-même, si vous voyez le message que je désire faire passer.

Il me semble qu’au travers des points précédents, on a déjà une excellente idée de ce dont est capable le I – 03 sur le plan de l’expression et de la communication avec l’auditeur. Toutefois, par son sens de l’équilibre, le I – 03 est très largement capable de délivrer de l’émotion sans chercher à flatter l’auditeur. Si on prend comme référence  » Minor Waltz  » tiré du CD « Doubles Jeux » par Laurent Korcia , on ne peut absolument pas rester insensible à cette forme de nostalgie ou de tristesse qui émane du corps du violon, que Laurent Korcia cultive avec un certain brio. Cette sensation assez curieuse de partage musical se concrétise à la fois par un mélange de talent de la part de l’interprète, relayé par une restitution totalement épurée de toute forme de perturbation ou de caricature.

Par ailleurs, je ne crois pas me tromper en disant que le I – 03 a pour principale caractéristique de mettre en valeur les musiciens, leurs instruments de musique, ou les vocaux. Quel plaisir que de retrouver la  » Misa Criolla : Kyrié d’Ariel Ramirez par José Luis Ocejo  » avec des chœurs qui s’écoutent religieusement, tant la conviction et l’expression sont réalistes. J’irais même jusqu’à dire que nous sommes, avec cet extrait musical, dans le registre de l’incantation, tant l’émotion est marquée, et elle m’a procuré ce petit frisson dans le dos que l’on doit aux meilleurs enregistrements.

Cette propension à faire respirer la musique, à doser avec minutie chaque instrument et chaque voix, donne une saveur qui permet à l’auditeur d’être plongé au sein de la formation musicale et finalement, de « communier » avec les musiciens sans que l’auditeur ne fasse d’efforts pour aller chercher un détail précis, une sonorité particulière, une ambiance qu’il aurait déjà perçu au cours d’une écoute directe.

Toute la force de cet « instrument » qu’est le I – 03 réside dans cette faculté à reproduire la musique sans détours, sans écueil, sans barrière auditive, et mieux que cela lui donner son véritable sens artistique. Cet exercice d’écoute est absolument intéressant à effectuer, car il montre l’effort de conception qui consiste à réduire au minimum la distance qu’il peut y avoir entre les musiciens et l’auditeur, mais aussi entre la prise de son et la restitution finale.

Conclusion 

J’ai souhaité à travers ce compte rendu, ne pas me limiter à décrire les qualités de l’amplificateur I – 03, ou simplement mes impressions personnelles. L’idée était davantage de donner aux audiophiles et mélomanes l’envie de faire connaissance avec un produit qui apporte une valeur ajoutée significative à la musique. En ce sens, il me semble que qualifier l’ESOTERIC I – 03 d’amplificateur audiophile n’est pas assez fort – aussi j’utiliserais plus volontiers la notion d’instrument de musique pour souligner l’approche très réaliste de ses prestations musicales.

Cotations : Musicalité : 10 / 10
Appréciation personnelle : 10 / 10
Rapport qualité – prix : 10 / 10

 

Prix : 9500 € (04/2012)

 

Ecoute réalisée par
Lionel Schmitt