DENON DL 103

DENON – DL 103

Cellule phonocaptrice
Bobine mobile (MC)

Origine : Japon
Tension de sortie (1kHz, 50 mm/sec) : 0,3 mV
Réponse en fréquence : 20 Hz – 45 kHz
Impédance de sortie (20Hz-20kHz) : 40 ohms
Impédance de charge : > 100 ohms
Séparation des canaux : > à 25 dB
Différence de sensibilité des canaux : <1 dB
Pointe de lecture : conique
Souplesse dynamique ou compliance ( à 100 Hz) : 5 x 10-6 cm/dyne
Force d’appui recommandée : 2,5 g +/- 0,3g
Poids : 8,5 g

 

Comme le rappelle le site du constructeur, la DL 103 n’est pas une nouveauté car sa conception date de 1963. Pourtant cette cellule a subi au cours des décennies quelques améliorations fin de demeurer toujours d’actualité.
Le descriptif est sommaire, car en général il n’y a pas grand chose à dire sur une cellule. On relève tout de même que DENON a opté pour un diamant conique et que le concepteur préconise une force d’appui comprise entre 2,5 g et 2,8 g.

ECOUTE

Les tests d’écoute ont été effectués avec le matériel suivant : ensemble NAIM préampli Nac 202 – bloc de puissance Nap 200, enceintes B & W 802 Diamond, préamplificateur phono ATOLL P 200, platines disque VPI Classic 1, BERGMANN Magne System câbles HP YBA Diamond, et modulation YBA Glass. A noter que tous ces produits ont fait l’objet d’un compte rendu d’écoute disponible dans les différentes pages ECOUTES /…..

Disques vinyles retenus  : Gwendal – volume 4, la musique du film Barry Lindon, et quelques extraits du Modern Jazz Quartet.

Associée à du matériel de très haut de gamme, on peut d’hors et déjà dire que la DL 103 s’en tire fort honorablement sur bien des points. Elle n’a pas à rougir de ses 48 ans d’existence – bien au contraire, il s’agit d’un produit mûr, et qui de surcroît a fait ses preuves.

Certes, la DL 103 n’incarne pas forcément la douceur même que peuvent apporter des modèles équivalents ou de gamme supérieure, mais elle contribue à mettre en évidence une multitude de détails, et confirme ses propensions à proposer une restitution fluide et cohérente. Malgré son prix de vente très accessible, la DL 103 a toutes les facultés pour s’associer avec une platine de très haut de gamme telle que la VPI Classic 1 et rendra hommage à de fabuleux pressages vinyles.

Sur le disque de Gwendal, la flûte traversière est proposée avec excellent réalisme et une palette de timbres qui sonne juste au point que l’on se croirait presque en présence de l’interprète. A chaque note, on perçoit distinctement la reprise du souffle du musicien, ce qui confirmera l’excellence de la prise de son et le soin apporté au mixage. Le violon apparaît à son tour crédible et cette cellule met bien en évidence un bon nombre de détails tels que les vibratos de la main qui plaque les accords sur le manche de l’instrument.
L’écoute est donc précise, affûtée, mais reste relativement soyeuse. Sur le plan de la séparation des canaux, la focalisation est globalement bonne, et la scène sonore apparaît toujours comme ample en largeur et en hauteur. On perçoit beaucoup d’air entre les musiciens et ils ne donnent jamais l’impression d’être entassés les uns sur les autres.

En écoutant la Sarabande de Haendel (musique du film Barry Lindon), j’ai été séduit par le jeu des percussions reproduites avec un côté plein, et j’ai pu apprécier les attaques franches et précises, et cette tonalité toute particulière que procure le son d’une peau de tambour.
Concernant le jeu de violoncelle solo, traduit une excellente crédibilité en terme de couleur des timbres, le grain de l’instrument, sa présence dans la pièce d’écoute, et une foule de subtilités évidente à entendre, et superbement reproduites telles que les vibratos sur le manche de l’instrument, confirmant un excellent détourage de l’instrument. Cette cellule a la faculté de  »digérer » une grosse masse orchestrale sans fléchir et surtout sans reléguer au second rang des instruments de musique pas toujours évidents à entendre d’ailleurs.

Les différents tests effectués avec le Modern Jazz Quartet confirme la faculté de cette cellule à analyser et restituer les micro informations, les mettre en évidence, et les reproduire avec le minimum de déformation. Par exemple, le jeu de vibraphone si particulier et difficile à restituer est proposé avec netteté remarquable, sans trace d’agressivité, et avec une couleur très proche de celle de l’instrument original.
Un autre bon point est à décerner concernant le frottement du balai sur la caisse claire de la batterie qui prend ici une teinte sonore naturelle, et même charnelle. Dans le même registre, la contrebasse fait preuve d’une clarté et d’une définition savoureuses, et ne peut pas passer à côté du doigté qui fait claquer les cordes de l’instrument.

Conclusion :

La DL 103 est une cellule qui offre un excellent potentiel. Si on tient compte de son prix de vente attractif, cette cellule permet de tirer d’infimes substances de nos disques vinyles. De caractéristique très analytique, la DL 103 sait montrer qu’elle est capable de restituer l’émotion présente sur un disque vinyle, avec tout de même une pointe ascendante dans le haut du spectre.

Cotations : Musicalité : 9 / 10
Rapport qualité – prix : 10 / 10

 

Prix : env. 190 € (02/2011)

Ecoute réalisée par
Lionel Schmitt