Bowers et Wilkins CM 1

B&W CM 1

Origine : Grande Bretagne
Enceinte 2 voies / 2 HP – bass-reflex
Rendement : 84 dB / 1w / 1m
Impédance moyenne : 8 ohms
Puissance admissible : mini 30 watts / maxi 100 watts
Réponse en fréquence : 55 Hz à 22 kHz +/-3db
Dimensions : ( H x L x P ) 28 x 16,5 x 27

bw cm1

La CM1 est une enceinte dite de bibliothèque qui appartient à la gamme CM, laquelle constitue le début d’une lignée prestigieuse dont la philosophie et les composants ont pas mal de points communs, puisque cette enceinte s’inspire également des concepts de la célèbre série Nautilus qui reste une référence en la matière.
La CM1 est une enceintes 2 voies / 2 haut-parleurs de type bass-reflex. Eu égard à la taille de l’enceinte, l’évent de décompression est placé en face arrière. La CM1 utilise un tweeter qui a fait l’objet de toutes les attentions : il s’agit d’un modèle à dôme en aluminium prolongé par un tube destiné à absorber des émissions et fréquences néfastes à la reproduction sonore, comme cela est le cas sur les modèles plus onéreux de la marque.
Le registre médium / grave est confié à un haut parleur de 13 cm de diamètre qui adopte une membrane en Kevlar tressé spécialement étudié pour  » gérer  » les charges complexes et violentes afin de favoriser une restitution à la fois douce et fluide des fréquences basses et éviter des effets de confusion avec les fréquences médium.
Sur ce point, il faut noter que la gestion de charge basse-reflex « Flowport » contribue largement à l’écoulement des ondes issues de ce haut-parleur d’une part, et permet à cette enceinte réellement très petite de délivrer une scène sonore relativement ample pour sa taille, et une profondeur de scène sonore assez étonnante d’autre part.
Les concepteurs n’ont pas lésiné non plus sur les moyens pour offrir à la CM1 un système de filtrage élaboré qui notamment appel à des composants discrets et sélectionnés à l’écoute. Sur le plan pratique on pourra apprécier la double paire de borniers de qualité qui permettra le cas échéant le bi-câblage et la bi-amplification. Les connecteurs acceptent les fiches banane, les fourches, et le fil nu.

 

ECOUTE

Les tests d’écoute ont été effectués avec le matériel suivant : amplificateur intégré NAIM Nait XS, lecteur NAIM CD 5 i , ainsi que des câbles de modulation NAIM et HP Ecosse.

Test N° 1 : Tri Yann et l’Orchestre National des Pays de Loire – Volume 2  

Malgré sa taille très réduite, ce qui caractérise immédiatement cette enceinte dès les première seconde d’écoute, est la lisibilité quasi parfaite de tous les registres musicaux. Depuis les choeurs, en passant par les grandes envolées de l’orchestre National des Pays de Loire, jusqu’aux instruments de musique les plus discrets, on entend absolument tous les détails.
Certes, le couple NAIM XS – CD5 i y est pour beaucoup, mais il arrive parfois que certaines enceintes ajoutent un certain voile à la restitution, ou au contraire accentue ou surligne tel ou tel registre. Ici ça n’est pas le cas : les moindres détails sont restitués avec toutefois une certaine douceur et une bonne humeur qui ne se dément nullement.
Autre caractéristique qui mérite d’être soulignée : la lisibilité par exemple de la guitare basse utilisée sur certains morceaux de musique. A défaut d’être profond à souhait, le grave apparaît comme serein, bien cerné confirmant cette lisibilité assez exceptionnelle y compris sur les charges complexes, et à faible niveau d’écoute.
L’orchestre et les choeurs sont proposés avec une ampleur tout à fait crédible en regard de la taille de l’enceinte. Par ailleurs, on appréciera la précision sur les  » interventions  » d’un minuscule triangle, de la mandoline ou du cromorne.
Le jeu du violon soliste est des plus agréable qui soit; il confirme la douceur et côté harmonique que l’on retrouvera sur les vocaux solo également qui font preuve d’une belle humanité. Le registre médium est bien positionné et permet aux instruments à cordes de s’exprimer en toute liberté et surtout sans confusion. Ce médium n’est pas projeté en avant et ne masque en rien des infimes détails qui pourraient alors passer inaperçus.

Test N° 2 : Romance tiré de la suite symphonique  » Lieutenant Kué  » – Serge Prokofiev – Direction Yuri Simonov 

Sur ce morceau, on appréciera la transparence générale de ces enceintes et du système au complet. Ici encore, la CM1 se distingue par son équilibre, sa cohérence d’ensemble, et sa limpidité : le jeu de harpe ainsi que le xylophone sont proposés avec une belle finesse.
Le jeu de basson est tout à fait surprenant et d’une justesse de timbre remarquable. Le jeu des cordes fait preuve d’une fluidité et d’une douceur très naturels.
Évidemment, le grave peut manquer d’un peu de poids et cela se remarque lors que l’orchestre joue au grand complet avec des percussions à la clef, mais on ne peut pas réellement parler de frustration car la CM sait tirer son épingle du jeu par une excellente maîtrise de sa réactivité.

Conclusion  :

A n’en point douter, la CM1 est une enceinte de petite dimension qui conviendra à tous ceux qui cherchent à créer une belle ambiance musicale de qualité dans un espace restreint. Pas caricaturale du tout, la CM1 joue la carte de l’élégance, de la précision, et de l’homogénéïté.
Très complète dans sa façon de restituer la musique, cette enceinte est déjà destinée à des systèmes audiophiles ambitieux. Ainsi, elle pourra surprendre ceux qui ne croient pas aux vertus d’une enceinte de bibliothèque.

Cotations : Musicalité : inattaquable
Appréciation personnelle : j’ai apprécié
Rapport musicalité – prix : très bon

 

Prix : Env. 800 € ( 04/2009 ) sans pieds / supports

 

Ecoute réalisée par
Lionel.Schmitt