B.M.C. Audio Convertisseur DAC 1 PreHR

B.M.C. Audio – Convertisseur DAC 1 PreHR

Conception : Allemagne
Réalisation : Chine

Convertisseur numérique / analogique
Préamplificateur ligne

Bande passante : 20 Hz à 20 kHz
Rapport signal/bruit préampli :130 dB
Distorsion préampli : < 0,0008% (1 VRMS)

Entrées analogiques : – 2 asymétriques RCA
– 1 symétrique XLR
Entrées numériques : – 4 superlink BNC
– 1 BNC 75 ohms
– 1 AES / EBU XLR
– 1Optique Toslink
– 1 USB 192 kHz
– 1 Coaxiale S/PDIF
Sorties analogiques : – 1 symétrique XLR bloc de puissance
– 1 asymétrique ligne RCA
– 1 symétrique ligne XLR

 

B.M.C. ! Voici une marque assez peu connue en France. Sa distribution a été prise en charge par le distributeur KAPRAudio il y a deux ans environ. B.M.C. sont les initiales de Balanced Music Concept. Le site des concepteurs nous indique une origine Allemande et une réalisation en Chine pour des raisons de coûts évidents. Toutefois, le distributeur français nous indique qu’il ne s’agit nullement d’une forme de sous-traitance, mais au contraire que la production et le contrôle qualité sont bien assurés par une équipe spécialisée sur place – voilà qui est rassurant. Ensuite, certaines pièces mécaniques (notamment pour lecteurs CD) et certains composants spécifiques sont réalisés en Allemagne – voilà qui met un point final à toutes formes de spéculations plus ou moins fondées.

L’offre du concepteur / constructeur est suffisamment étoffée pour permettre la « construction » d’un ensemble audio mono-marque de surcroît cohérent. Bien naturellement les «mariages » sont autorisés et il n’est pas rédhibitoire d’associer l’une ou l’autre des référence de la marque à d’autres produits d’origine et de marques différentes. Le luxueux catalogue nous indique que B.M.C. propose un amplificateur intégré, des blocs de puissance, un préamplificateur phono, des enceintes acoustiques, des câbles, un préamplificateur-Dac, un Drive, et le Dac 1 PreHR qui fait l’objet de ce banc d’essai. Je remercie d’ailleurs Philipe PENNA de KAPRAudio (l’importateur) d’avoir mis à ma disposition le DAC 1 PreHR.

La présentation du DAC 1 PreHR est à la fois sympathique et rassurante. Sympathique par sa présentation à la fois sobre et très lisible, rassurante eu égard aux matériaux nobles employés pour la construction du châssis, de la façade, du capot, et des flancs : acier gris et aluminium brossé règnent en maître y compris au niveau des quatre pieds support. La face avant comporte un énorme volant dévolu au réglage de sortie variable. Il est accompagné de part et d’autres d’une série de huit touches destinées aux multiples réglages et à la sélection des sources numériques et analogiques. Une télécommande accompagne ce convertisseur. Sur la face avant, vous ne trouverez pas de sérigraphies apparentes : toutes les fonctions mises en action sont explicitement repérées par des intitulés lumineux via la large plaque en altuglas.

Les possibilités d’exploitation et de réglages sont réellement pléthoriques : on appréciera le filtre numérique Pulse ou Flat qui agit sur toutes les entrées digitales, le sélecteur de taux de sur-échantillonnage OVS-L (32 fois) ou OVS-H (128 fois), le sélecteur de taux de conversion de la fréquence d’échantillonnage : mode direct sans conversion, mode Superlink ou UPS upsampling asynchrone d’une fréquence de 96 kHz. Il sera en outre possible de régler le gain en sortie analogique de la section de conversion (+3 dB). C’est d’ailleurs dans cette configuration à + 3dB que j’ai choisi de faire fonctionner (le plus souvent) ce convertisseur, car c’est dans cette configuration qu’il s’exprime à mon avis idéalement.

Du point de vue technique, il faut retenir que les circuits de conversion PCM1792 sont configurés en mode monophonique. La conversion numérique/analogique est assurée par deux circuits intégrés TI/Burr-Brown PCM1792 24 bits/192 kHz, un par canal, fournissant chacun un signal de sortie en courant. La qualité du signal numérique est en outre optimisée par un circuit d’horloge disposé juste en face des circuits de conversion numérique/analogique. Tous les signaux numériques sont recalés temporellement sur un signal d’horloge maître.
Le point de plus faible jitter se situe donc à l’entrée des circuits de conversion, à partir desquels le signal musical analogique est généré. S’agissant de la fréquence d’échantillonnage, le DAC1 offre un taux de sur échantillonnage « Bas » (« Low ») de 32 fs (32 fois la fréquence d’échantillonnage) et un taux de sur échantillonnage « Haut » (« High ») de 128 fs (128 fois la fréquence d’échantillonnage). Chaque option a son caractère propre et permet d’optimiser le réglage du convertisseur en fonction du type de musique écouté. « Low » procure plus de dynamique et de détails, tandis que « High » offre une réponse plus douce et plus lisse.

A noter qu’un point d’attention a été porté au niveau du circuit analogique courant / tension. Le courant de sortie des circuits de conversion numérique/analogique est filtré puis est converti en une tension de sortie par un convertisseur courant/tension à composants discrets totalement symétrique, sans contre-réaction, sans distorsion, à Injection de Courant (CI) et Sans Effet de Charge (LEF), des technologies propres à B.M.C. qui préservent la qualité du signal et reproduisent avec finesse tous les détails de l’enregistrement.

Pour obtenir de plus amples informations techniques, je recommande de vous plonger dans la documentation fort complète mise à votre disposition sur le site du distributeur français KAPRAudio.

Enfin, le DAC 1 PreHR est aussi un préamplificateur analogique à part entière : pourront y être connectées trois sources analogiques haut niveau dont une en mode symétrique. Si l’absence d’entrée phono et de sortie casque n’a rien de frustrant, on pourra regretter l’absence d’un réglage de balance bien utile pour les enregistrements déséquilibrés.

 

ECOUTE

Les tests d’écoutes ont été effectués avec le matériel suivant : lecteur CD YBA CD 3 Classic Sigma, préamplificateur YBA 3 Classic Delta, bloc de puissance YBA 3 Classic Delta double transformateur, enceintes acoustiques PEL Kantor, et des câbles modulation et HP YBA Glass et Diamond, ESPRIT Kappa. Pour la partie numérique, j’ai utilisé le câble numérique S/PDIF ESPRIT Eterna.

Côté alimentation secteur : barrette FURUTECH F-TP 615 et câble secteur G-314Ag-18E et prise murale FT-SWS-G de la même marque.

CD utilisés  :
Celtic Spectacular par Erich Kunzel – Skating par David Benoît – Suite Symphonique  » Lieutenant Kué  » de Serge Prokifiev – La Folia de la Spagna par Gregorio Panagua – Modern Jazz Quartet with Laurindo Almeida – Quiet Nights par Diana Krall – Air Varié d’après Colombi (école de Madène 17ème siècle) – Porgy and Bess / suite orchestrale par Franck Chacksfield, etc ...

1° Découverte – premières impressions – observations 

En ce qui me concerne, c’est toujours une immense joie et aussi une grande émotion de découvrir un nouveau produit et / ou une nouvelle marque. Je dois cependant avouer qu’une vive inquiétude m’habite toujours au moment de mettre l’appareil en service. Que dire si celui-ci sonne mal, ou ne me convient pas ?

Je vais rassurer tout le monde (et moi-même), après quatre heures de chauffe préparatoire et sans écoute, je viens d’effectuer mes premières heures d’écoutes en compagnie du DAC 1 PreHR, exclusivement utilisé en tant que « partenaire » du lecteur CD YBA Classic Player 3 transformé pour la circonstance en simple Drive. Les premières impressions que je vais évoquer ci-après ne se démentiront pas au cours de ces trois semaines d’écoutes attentives.

Au fil de ces longues heures d’écoutes, j’ai eu l’impression de découvrir une musicalité et des tonalités nouvelles. J’ai dans l’idée que ce DAC 1 PreHR a été mûrement mis au point car il raconte beaucoup de choses et sort finalement des sentiers battus. Je peux ainsi affirmer qu’en dépit de son prix de vente substantiel, il me semble plus pertinent que beaucoup de convertisseurs de gamme équivalente présentés et généralement encensés sur différents forums et dans la presse spécialisée. A vrai dire, le DAC 1 PreHR étonne, séduit, et a fini par conquérir l’auditeur que je suis qui recherche un gain réel – tous paramètres confondus, et des sensations nouvelles.

Ce B.M.C. se veut tout d’abord dynamique et ouvert. Si je prends en référence  » Celtic Spectacular  » interprété par Erich Kunzel, mon attention a été retenue par le flot d’informations et la générosité du produit. Les dimensions de la scène sonore offrent un confort d’écoute remarquable. Ce convertisseur est un véritable vecteur d’énergie, mais il sait cependant conserver son sang froid et une certaine retenue sur les passages de faible intensité. La spatialisation et les différents plans occupent de manière structurée l’espace.
On appréhende très facilement l’organisation d’un orchestre symphonique et le positionnement des groupes d’instruments dans l’espace. Les différents plans sont bien marqués : il en résulte une musicalité déliée où tout semble être facile à entendre. Aucune trace de compression ne vient perturber l’écoute, dès lors la musicalité s’exprime avec une très grande liberté et une réactivité d’enfer. Les attaques sont nettes et sans bavures, avec une réactivité permanente. Le DAC 1 PreHR est toujours constant et semble à fortiori imperturbable.

Si le DAC 1 PreHR a réussi son examen de passage en ce qui concerne sa « puissance » et sa dynamique foudroyante, on peut aussi lui discerner le tableau d’honneur en ce qui concerne la qualité et la fidélité de ses timbres. Avec le DAC 1 PreHR, on s’éloigne du « son numérique » pour s’approcher sensiblement des couleurs de timbres analogiques.

Le registre grave est tout à fait étonnant : tout d’abord, il descend réellement très bas, ensuite, sa lisibilité est impeccable. Ce registre grave est, n’ayons pas peur des mots, intense et d’une remarquable rigueur. On peut facilement s’en rendre compte sur le jeu de contrebasse qui ponctue les partitions de  » Valérie  » par le Modern Jazz Quartet et  » Skating  » par David Benoît qui nous démontrent un suivi des notes sans failles. On ne sera pas moins déconcerté sur les percussions à la fois pleines et maîtrisées de différents extraits tels que  » Celtic Spectacular  » par Erich Kunzel. Celles-ci « roulent » et crépitent avec une vigueur éminente, et peu commune. On relève aussi une bonne assise et une stabilité dans des régions voisines de l’infra-grave.

Les registres médium et aigu sont à la fois aériens et précis, l’aspect affûté ne fait jamais preuve d’agressivité. C’est toujours la douceur qui prédomine, mais à aucun moment, cette douceur ne remet en question l’analyse générale. Bien au contraire, on sent que le DAC 1 PreHR va traquer absolument les moindres détails. J’ai été émerveillé par la teinte fine et ciselée du ou des violon (s) et des cymbales qui délivrent des teintes soyeuses et extrêmement précises. Rien, absolument rien n’est laissé de côté. Les cuivres sont proposés avec une « formulation » qui se veut authentique et une présence réaliste dans la pièce d’écoute.

D’un point de vue général, on obtient toujours une excellente rapidité et une vivacité sur l’intégralité des extraits musicaux écoutés et la gestion des grands écarts de dynamique n’appelle pas de commentaires négatifs. Plutôt rapide, le DAC 1 PreHR n’a rien d’ennuyeux et révèle d’autres surprises telles que sa belle fluidité. Avec lui, les notes s’enchaînent avec facilité délaissant toute forme d’accrocs ; ceci contribue à rendre la musique d’une propreté immaculée et somme toute naturelle qui évoque sur certains points les caractéristiques propres à « l’analogique ».

2° Comparaison du lecteur CD en mode intégré / Drive associé au DAC 1 PreHR 

J’ai effectué une comparaison directe avec le lecteur CD YBA en mode intégré et via le DAC 1 PreHR. Des différences existent et sont perceptibles.

Il est incontestable que le DAC 1 PreHR amène un gain sensible au niveau du registre grave – ceci est entendu. Le DAC 1 PreHR ne rajoute pas une ou plusieurs octaves là où elles n’existent pas. Lorsque certaines notes s’aventurent dans des fréquences très basses, celles-ci n’échappent pas à ce convertisseur, là ou le lecteur CD intégré semble plus « léger ». De fait les percussions prennent alors une dimension et une amplitude accrues et sonnent de manière plus « cossue », plus ronde aussi. La spatialisation et l’ampleur sonore prennent davantage de volume : elles emplissent la pièce d’écoute avec une séparation des canaux mieux marquées. Je précise qu’il n’y a pas d’effets de focalisation invraisemblable sur l’un ou l’autre des canaux ; les interprètes qui jouent au centre de la scène sonore sont positionnés très exactement à leur place.

Visiblement, le DAC 1 PreHR amène une sonorité et une texture générale différente de celle du lecteur CD YBA, des timbres qui ne le sont pas moins, mais je ne saurais pas affirmer ici qu’ils sont meilleurs. Quoique l’on en pense, c’est l’aspect naturel qui constitue l’une des forces de ce convertisseur, qui ajoute une once de chaleur qui plaira à coups sûrs à tous ceux qui recherchent de « l’humanité » sur des enregistrements quelque peu aseptisés.

Ma grande interrogation repose sur la transparence générale. Il n’est pas question de la remettre en question, car elle a été largement observée et entendue, mais les possesseurs de lecteurs CD YBA savent bien que sur ce terrain le concepteur d’origine a mis au point des processus permettant de tirer le maximum d’informations présentes sur un disque irisé (diode bleue, lentille à prisme, etc …). Sur ce point, la comparaison nous indique tout de même que le lecteur CD YBA montre qu’il a encore des de bons arguments à faire valoir. Je tiens enfin à préciser que d’autres lecteurs CD n’auront pas la chance de rivaliser avec le DAC 1 PreHR – l’ajout du DAC 1 PreHR constituerait alors une excellente opportunité et son choix sera réellement justifié pour une écoute de qualité supérieure.

Par ailleurs, si la gestion des harmoniques est loin de constituer le point faible du DAC 1 PreHR, il faut reconnaître que sur ce critère le lecteur CD YBA demeure encore une référence en la matière. Ainsi, l’extinction des notes de musique dans le temps et l’espace est un peu plus naturelle chez YBA.

Enfin, j’ai relevé que le DAC 1 PreHR avait une réelle faculté à élargir la scène sonore avec une séparation des canaux davantage marquée que celle constatée à l’écoute du seul lecteur CD YBA en mode intégré. Il ne faut pas croire que les « signaux musicaux » sont exclusivement concentrés au niveau des enceintes, le point central demeure bien fourni, et cela m’amène au passage à mentionner qu’il y a beaucoup d’air entre les interprètes d’une part, et que l’on est bien loin d’une restitution tassée ou confinée d’autre part.

3° Comparaison d’un lecteur DVD associé au DAC 1 PreHR

Si l’exercice précédent s’est avéré délicat et a requis une attention particulière, celui-ci est beaucoup plus simple à réaliser car, par définition, un lecteur de DVD n’a pas pour vocation première de créer des sensations et de l’émotion. Dans le cas qui nous occupe, j’ai été surpris par la substance et les « ambiances » que l’on pouvait obtenir en associant le DAC 1 PreHR avec un lecteur de DVD ordinaire (origine Sony). D’une sonorité morne, terne, décharnée et déshabillée de toute forme de vie, ce convertisseur a su ressusciter la musique en lui donnant du sens, et transmettre de véritables émotions. Il en ressort de ce test une formulation qui ressemble à quelque chose de réellement audible, voire très satisfaisant. Sans avoir exploré la piste des supports dématérialisés, je m’autorise à penser qu’il y a de bonnes chances d’obtenir quelques belles surprises à la clef si vous optez pour ce « vecteur musical ».

Le DAC 1 PreHR est conçu pour exclure toute forme de musique artificielle et se concentre sur l’essentiel et même le superflu. Ce convertisseur sait mettre au premier plan un grand nombre de détails et le sens des nuances ne lui échappe jamais. C’est dans cet esprit que le DAC 1 PreHR donnera un coup de jeune aux lecteurs CD quelque peu obsolètes sur le plan musical et / ou introvertis en matière d’expression. Luminosité, clarté, transparence, dynamique, et réalisme sont des mots qui viennent immédiatement à l’esprit lorsque l’on compare une source basique et la même associée à ce convertisseur.
Je ne pense pas me tromper en vous disant que l’exploitation de fichiers dématérialisés via un PC puisse apporter un réel plaisir d’écoute et une valeur ajoutée significative.

4° Communication avec l’auditeur 

Les réflexions des paragraphes précédents en disent déjà long sur le tempérament et le comportement de cette référence signée B.M.C. Le DAC 1 PreHR sait se faire entendre et affirme clairement sa présence au sein d’un système audio performant. Ses facultés d’analyse, la très bonne lisibilité facilitent grandement l’expression générale.
J’ai trouvé La Romance de la Suite Symphonique  » Lieutenant Kué  » de Serge Prokifiev restituée de manière divine et même magistrale. Sur cet enregistrement, l’auditeur entre en contact direct avec les interprètes grâce à l’intelligibilité de l’expression doublée d’une impression permanente de présence constante dans la pièce d’écoute. Les passages complexes alternent avec des notes plus sobres ou plus « dépouillées » sans aucune difficulté. Chaque instrument est mis en valeur grâce une excellente intelligibilité, un excellent détourage, et un véritable sens artistique. A titre indicatif, j’ai été comblé de joie face à la texture boisée du basson, et les quelques notes de harpe et de glockenspiel qui s’invitent à la partition complètent celle-ci avec une pureté inoubliable. L’analyse est poussée de telle manière que l’on entend clairement l’agilité du doigté de l’interprète sur les cordes de sa harpe. Sur ce même extrait les ensembles de violons offrent un grand nombre de nuances qui viennent compléter le jeu des violoncelles pour former un contraste plaisant et surtout vraisemblable.

L’impression de fraîcheur et de délicatesse se confirme à l’écoute du  » Kyrié de la Misa Criolla  » d’Ariel Ramirez qui s’avère déconcertant. Qu’il s’agisse du soliste ou des chœurs, on a affaire à une restitution qui pousse le réalisme à un niveau élevé. Les chœurs respirent à pleins poumons et révèlent une volonté de communiquer leurs aspirations et leur conviction à l’auditeur en quête de sensations et d’émotions fortes. Ces réflexions ne signifient pas que le DAC 1 en fait trop. Il est plutôt probable que les concepteurs aient travaillé leur sujet de façon à permettre une immersion de d’auditeur au cœur de la musique et de la passion qui anime les interprètes.

L’écoute de  » La Folia de la Spagna  » par Gregorio Panagua montre tout le potentiel musical du DAC 1 PreHR. On y appréciera la pureté de la guitare et du jeu de clavecin, l’aspect détaché et précis de chaque note aux quelles s’ajoutent de nombreuses subtilités. Le pizzicato du violon associé au jeu velouté de la flûte baroque donne ce frisson de plaisir qui n’appartient qu’aux meilleurs produits. Les multiples percussions s’invitent à cette « gaieté festive » espagnole avec un entrain et bonne humeur qui vous procureront un bonheur fou. La viole de gambe révèle des timbres fruités et une texture charnelle, aux antipodes d’une musicalité monotone.

Dans le même esprit, l’écoute de  » Air Varié d’après Colombi (école de Madène 17ème siècle)  » m’a laissé pantois d’admiration devant cette facilité à transmettre les émotions des interprètes qui exécutent cette partition du 17ème siècle.

Enfin, le DAC 1 PreHR s’impose comme une évidence en matière de transcriptions vocales. Les pièges d’une analyse froide et aseptisée ont su être évités, et l’écoute de  » Quiet Nights  » par Diana Krall m’a enthousiasmé par son style musical haut en couleur. La voix de l’artiste est proposée avec un maximum de nuances et de chaleur humaine qui invitent l’auditeur à partager les moments intenses et la concentration qui ont du retenir l’attention de l’artiste lors des séances d’enregistrement. Un grand bravo pour cette voix chaude, suave, simplement naturelle et particulièrement bien mise en exergue par le DAC 1 PreHR.

Conclusion   :

Récemment apparue sur le marché Français, la marque Allemande B.M.C. apporte une alternative en matière d’électroniques audio haut de gamme. Le test du DAC 1 PreHR m’a fait découvrir une approche nouvelle en termes de restitution musicale. Outre ses possibilités d’exploitation et de connexion étendues, ce DAC trouvera sa place au sein de systèmes haute fidélité performants dans la mesure où beaucoup de ses caractéristiques créent la surprise et me sont apparues comme pertinentes et pour conclure excellentes. Musicalement, je crois que le DAC 1 PreHR replace le « numérique » au cœur des débats audiophiles. Je ne saurais trop le recommander aux fins de faire connaissance avec la fameuse « Deutsch Qualität ».

Synthèse : Musicalité : séduisante
Appréciation personnelle : convaincu
Rapport musicalité – prix : très bon

 

Prix : 4090 € (12/2013)

 

Test d’écoute réalisé par
Lionel Schmitt